24.07.2008

Des élus connectés ou déconnectés ?

Le développement de l'Internet Haut Débit : un enjeu pour l'aménagement du territoire.

L'implication des municipalités dans l'aménagement du territoire poursuit sa croissance sur un plan national, marquant un tournant décisif en faveur du haut débit. L'ADSL est vital pour développer les territoires ruraux. Il peut être une réponse aux handicaps des campagnes pour compenser l’éloignement des centres urbains et des services (santé, enseignement ou culture). Il peut aussi être une réponse à la demande montante dans la population de qualité de vie et de développement durable. C’est là un facteur essentiel et très concret d’égalité territoriale vis-à-vis des habitants des territoires ruraux ou isolés. Mais c’est aussi une condition de la compétitivité de ces territoires.

 

Réseaux cablés, ADSL...la diffusion des technologies de l'information dans la société française est significative. Nos concitoyens vivent à " l'heure de la toile " ( plus de la moitié disposant d'une connexion internet dont 92 % connectés au haut débit ). Ces nouvelles pratiques renvoient à divers objectifs : la garantie aux utilisateurs d'une accessibilité aux services du réseau égale et non discriminatoire, l'accès à différents contenus pédagogiques. Par ailleurs, le développement des TIC doit s'accompagner d'une lutte contre l'exclusion numérique ainsi que l'éducation aux nouveaux médias. Ces derniers comme presse écrite, doivent être consultables sur le réseau internet par tous. Les échanges ne s'arrêtent jamais, circulent partout, résultat de la mondialisation.

 

Cependant, l'implication des municipalités n'est pas égale partout. En effet, à Murviel-lès-Béziers, une partie de la population ne dispose pas du haut débit ; la longueur totale de câbles n'est pas étendue à tous les secteurs. Certains foyers se trouvent donc dépourvus d'ADSL alors que des villages alentours, dont la densité est inférieure disposent du haut débit. Dans des zones où habitent de multiples familles avec des enfants, est-ce normal que celles-ci restent en bas débit, quand on sait combien l'ADSL est beaucoup plus rapide et pratique !

Pour les particuliers, l'accès à l'Internet à haut débit devient une nécessité, à mesure que se développent les usages.

Ceux-ci peuvent être récréatifs ou de loisir. Le haut débit permet ainsi de télécharger de la musique et des films, de participer à des jeux en réseaux. Il autorise le développement du commerce en ligne qui connaît depuis peu un essor important pour les biens de consommation courants et les services (achat de voyages, réservation de billets de train...).

Le haut débit permet d'exploiter sans contrainte la source illimitée d'informations qu'est Internet, en particulier d'accéder à diverses banques de données, de visiter virtuellement des musées et bientôt d'utiliser des bibliothèques numérisées. Il devient ainsi un outil indispensable d'accès à la connaissance, notamment pour la scolarité et les études.

Enfin, il rend de nombreux services dans la vie courante (consultation d'horaires, d'annonces immobilières...) et professionnelle (recherche d'emploi, télétravail...) et facilite les relations du citoyen avec l'administration, en lui permettant de mieux s'informer et d'accomplir certaines démarches en ligne (déclaration et paiement des impôts, demande d'actes d'état civil...).

 

Je pense que le non accès à l'ADSL pour certains Murviellois vient d'un manque de volonté de la part de la municipalité et des élus. Si Mr.le maire, siégeant aussi au Conseil général, se préoccupait de la population dans son ensemble, tout le monde serait " logé à la même enseigne ". 

L'internet s'est démocratisé et prend toute sa place aujourd'hui. C'est ce que l'on appelle le progès technique. Je regrette de devoir affirmer que notre village reste " arriéré ", et pas qu'au niveau de l'internet d'ailleurs...

 

Bénéficier du haut débit partout, pour tous et au même prix : c'est une question d'aménagement du territoire et d'égalité d'accès à ce service. Les nouvelles technologies modifient profondément et durablement notre environnement. Comme pour les routes ou les transports, il n'était pas concevable de laisser des territoires à l'écart, et notamment les zones isolées et les zones d'activités économiques qui permettent de maintenir un tissu économique dans les zones rurales.

 

Son déploiement est long et cher. Si en plus il faut pâtir d’une non-prise de conscience des élus locaux, on n’est pas sorti de l’auberge.

Alors, à quand l'ADSL pour tous les Murviellois ?

22.07.2008

Réforme des institutions

Réactions de parlementaires après l'adoption de la réforme des institutions au Congrès à Versailles avec une voix d'avance seulement.

François Hollande : " Le perdant, c'est Nicolas Sarkozy qui avait imaginé une réforme avec une large majorité et qui se trouve aujourd'hui avec une réforme adoptée à une voix en plus du résultat requis. Jack Lang est le seul de sa famille politique à avoir voté la réforme. Il aura une responsabilité et nous avons à la faire valoir."
Ségolène Royal : " Ce n'est pas la victoire de la démocratie, c'est le renforcement du pouvoir monocratique de Nicolas Sarkozy, à coups de pressions indignes sur plusieurs députés. Une seule voix a fait la différence: pourra-t-on en connaître le prix ? Les démocrates, eux, en supporteront le coût. Comme disait François Mitterrand, sur le chemin de la trahison, il n'y a que le fleuve de la honte à traverser, sans nommer Jack Lang, celui qui était son conseiller spécial durant la campagne électorale. "A l'avenir, ce type de manquement à la probité politique ne sera plus admis au Parti Socialiste."
Arnaud Montebourg : " Le déséquilibre de cette monocratie qui vient de s'établir à deux voix est pour nous un signe de fragilité de notre pays et un péril important pour les mois à venir. Le combat ne fait que commencer. Nous prendrons à témoin les Français des risques d'abus qui s'installent dans le paysage politique de notre pays."
Bertrand Delanoë : " L'adoption de la réforme des institutions, que Nicolas Sarkozy sera peut-être tenté d'interpréter comme un succès personnel, n'est assurément pas un succès pour la démocratie."
Julien Dray (PS): "Je ne veux pas que le débat ce soir tourne autour de Jack Lang. Malgré les pressions, les débauchages, la réforme ne passe qu'à une voix. Il y a un problème du président et de son autorité."
François Bayrou ( MoDem ) : " Une seule voix de majorité, après tant de marchandages, de menaces, de promesses et de battage, cela prouve en réalité que les parlementaires n'étaient pas convaincus, même lorsqu'ils étaient du bord du gouvernement, par cette réforme. Plusieurs dizaines d'entre eux ont voté oui alors qu'ils pensaient non. Tout le monde voit bien qu'une réforme des institutions ne devrait pas se faire ainsi, tirée par les cheveux et camp contre camp. Une réforme de la constitution devrait rassembler les grands courants démocratiques du pays et tenir compte de leurs attentes."
 
Réactions des socialistes sur le choix de J.Lang :
Jean-Marc Ayrault : " Il y a une rupture qui vient de se produire. Je suis triste pour lui, triste pour tout ce qu'il a fait mais c'est son choix, ce choix de partir sur un chemin tout seul vers d'autres horizons. Quand il se retournera, peut-être qu'il se retrouvera seul ", a déclaré Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée.
François Hollande : " Il a pris une grande responsabilité, c'est à lui de tirer les conclusions de cet affranchissement de la délibération collective, a déclaré lepremier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande tout en évitant le mot sanction ".
La position de Jack Lang est " gravissime, c'est une trahison de tous nos idéaux ", a jugé pour sa part François Rebsamen, bras droit du premier secrétaire. En 1991, les députés et sénateurs socialistes qui avaient voté contre l'intervention des troupes françaises en Irak avaient été privés de toute expression au nom du PS pendant six mois, a-t-il rappelé.
François Rebsamen : " Je crois que la sanction la plus efficace ne serait pas l'exclusion, mais l'interdiction de se présenter à nouveau comme candidat au nom du PS ", a expliqué le maire de Dijon.

18.07.2008

Politique économique des investissements

Dans le cadre de la première journée mondiale d'action contre les fonds d'investissement, Ségolène Royal rappelle son attachement à des dispositifs financiers responsables et efficaces, qui bénéficient avant tout aux entreprises et à leurs salariés.
Elle dénonce les comportements prédateurs qui aboutissent à précariser les salariés et à corrompre les projets d'entreprise en encourageant les délocalisations et les profits à court terme au bénéfice des seuls actionnaires. Elle déplore que les PME innovantes, créatrices des emplois et des solutions de demain, ne trouvent pas les financements suffisants pour développer leurs projets dans de bonnes conditions.
Elle propose donc que soit créée au niveau national une banque publique autour de la Caisse des dépôts et consignations pour accompagner le développement des PME. Cette banque serait garante de l'intérêt général.
Ségolène Royal  rappelle qu'elle a mis en place de manière concrète cette vision d'une économie protectrice dans la Région Poitou-Charentes qu'elle préside. Afin de répondre aux difficultés rencontrées par les entreprises de la région Poitou-Charentes pour disposer de financements pour renforcer leurs capitaux propres, elle a décidé de la création d'un Fonds d'Investissement de Proximité (FIP). En mobilisant l'épargne des particuliers du territoire régional, ce fonds d'investissement de proximité permet d'encourager la participation de la ressource financière que constitue l'épargne des particuliers, en priorité ceux habitant sur le territoire régional, afin de soutenir le développement des entreprises locales.
Dans le cadre du soutien à l'économie sociale, la Région Poitou-Charentes soutient par ailleurs la reprise et la création d'entreprises sous la forme de SCOP (Société Coopératives de Production) qui réconcilient l'économie de marché avec les principes de solidarité et les règles de la démocratie. Depuis quatre ans, la Région Poitou-Charentes comptent 30 % de coopératives en plus, ce qui équivaut à une augmentation de plus de 20 % du nombre de salariés.