25.10.2008

Pourquoi je soutiens la motion E ?

Nous subissons une crise financière (avec le sur-endettement de millions de foyers ; plus de crédits pour les PME ), une crise alimentaire ( malnutrition ), une crise sociale, une crise écologique et climatique. Nous sommes également confrontés à un recul constant des valeurs de justice, de solidarité, de respect dans notre société, c’est-à-dire aux piliers de la République.

Nous, socialistes, qui sommes portés par un idéal de progrès, de justice sociale, d’égalité et équité. Et parce que beaucoup de nos concitoyens perdent confiance car ils rencontrent des difficultés pour trouver un emploi ou même un toit, la motion E, forte de ses propositions et de son travail en équipe, entend engager la bataille du renouveau. Un renouveau oui, avec un parti qui se mobilise et se bat pour et avec les citoyens, un parti qui soit à leur service. Un parti démocratique prenant en considération tous les Français, sans tenir compte de la couleur de peau ou de l’origine ou bien encore de l’orientation sexuelle.

 

Les militants abordent les questions de fond, les orientations novatrices qui répondent concrètement aux préoccupations des nos concitoyens. Ils sont désireux et soucieux de voir leur choix et la parole de leur organisation respectée. Il est donc impératif de faire vivre la démocratie sous toutes ses formes : participative, représentative, sociale, laïque.

Le PS est réformiste, avec une volonté de transformation sociale, écologique, européenne et féministe.

La motion E souhaite concentrer ces forces-là sur la conception d’un projet audacieux, s’appuyant sur nos valeurs pour inventer d’autres façons d’agir. Deux conditions seront nécessaires : une clarté de notre vision et des propositions crédibles et réalistes.

 

La motion E intitulée « L’espoir à gauche, fièr(e)s d’être socialistes » s’inscrit dans un esprit collectif et un travail d’équipe mixte et intergénérationnel car dans cette équipe collaborent J-L.Bianco, V.Peillon, N.Belkacem, D.Assouline, A.Fillipetti, donc toutes les générations sont confondues, ce qui est très enrichissant et favorise la diversité.

Ainsi, c’est par l’esprit collectif que nous réussirons à être fort car il est notre marque.

Et ce que nous vivons depuis quelques années, c’est un problème d’égo.

 

Or, les militants et sympathisants ne veulent plus de cette politique ; ils sont lassés, voire désorientés pour certains et que propose la motion E ? c’est de poursuivre l’espoir qui s’est déjà levé pendant les Présidentielles en faisant un parti de militants à l’image de la France que l’on veut construire, en les intégrant réellement, en leur donnant la parole.

 

Les tenants de cette motion promeuvent un travail participatif, dont certains, de par leur fonction d’élu, pratiquent déjà, associant les militants à la réflexion du parti, et veulent développer cette démocratie sur tout le territoire national. Un parti décentralisé pour que les fédérations puissent animer des débats et faire en sorte que les propositions des militants deviennent celles du PS national.

Nous voulons un parti moderne ouvert à tous, sans que l’argent soit une barrière, un parti qui accueille tous ceux qui prennent plaisir à donner de leur temps, s’engager, donner les moyens de la connaissance, de la formation, afin que les militants puissent décider et prolonger dans le parti socialiste, leur engagement associatif, syndical, qui est souvent énorme. Nous devons faire profiter notre parti de cette richesse du mouvement social qui est un parti à l’image de la société. Il faut le démocratiser.

Le problème du PS repose sur le non respect des militants car beaucoup trop pensent davantage à leur intérêt personnel qu’à celui des socialistes.

Nous voulons un parti qui se respecte, se développe, travaille en équipe car tant qu’il y aura des divisions au sein du groupe, nous perdrons toutes les élections nationales. L’heure est au rassemblement , oui, il est grand temps de s’unir si nous voulons gagner la confiance des Français et prendre le pouvoir.

 

Le travail participatif qui conduit la motion à faire des propositions précises en matière de retraites, d’imposition, de pouvoir d’achat, d’environnement, de citoyenneté et de laïcité.

Non à la privatisation d’EDF et d’Areva et oui à une taxe sur les profits de Total, pour financer un fonds servant à subventionner le déploiement des énergies renouvelables et les transports publics propres. Oui à la suppression du paquet fiscal de Nicolas Sarkozy, dont le produit serait réparti entre la baisse de la TVA sur les produits de premières nécessités, l’augmentation du budget de la recherche et la baisse de la dette. Oui, aussi, à la suppression des niches fiscales, qui conduira à réduire les taux d’imposition pour tous les Français. Oui, enfin, à un service national civique obligatoire pour tous les jeunes au service des initiatives collectives à mener dans notre pays.

N’ayons pas peur de frapper fort.

Lutter contre Nicolas Sarkozy, c’est lutter contre le chômage, c’est s’opposer à la dégradation du pouvoir d’achat, c’est condamner le démantèlement du service public, la paupérisation voulue du service public télévisuel consécutive à la suppression de la publicité sur les chaînes de France Télévision et les millions d’Euros ainsi garantis aux amis Bouygues, Bolloré, Lagardère et autres. Alors proclamons que la défense de la liberté des médias est une cause nationale et que tout groupe privé, quel qu’il soit, dès lors qu’il vit de la commande publique, ne pourra détenir plus de 25% dans les grands médias. C’est un enjeu majeur dans la vie démocratique.

 

Ce congrès sera utile si nous abordons la question « Que devrons-nous faire ensemble pour pouvoir agir au pouvoir de telle sorte que nous transformions la société dans le sens de nos valeurs et que nous puissions agir dans la durée ? » c’est-à-dire celle de la doctrine, celle des idées, celle du projet.

 

Dans ce parti, tout le monde est réformiste mais il faut dire quelle réforme nous donnons.

Ce que porte la motion E dans ce congrès se décline en 3 orientations majeures :

- Une stratégie économique de croissance avec un nouveau modèle de développement où la question écologique, la question économique et la question sociale marchent ensemble.

- Une stratégie offensive dans la mondialisation et qui applique une réorientation volontaire de la construction européenne.

- La refondation républicaine : nous assumons toutes nos victoires et défaites mais il faut assimiler les territoires perdus de la République, limpossible réforme fiscale et un pays qui continue à faire de la redistribution à lenvers ; une école qui nest pas celle que nous souhaitions, les enseignants et les autres cest-à-dire lécole de légalité et des chances, de lémancipation et de légalité des conditions.

 

Cest la refondation républicaine qui sassume dans la bataille idéologique. Nous voulons légalité car elle seule permet lémancipation des personnes. Aucune réforme sociale na pu être opérée sans réforme démocratique. Cest la grande synthèse de Jaurès.

Le temps est au débat, à léquipe, au rassemblement, à la fidélité des socialistes, pour combattre la droite.espérance à tracer. Nous aurons à nous rassembler et cette fois-ci autour du changement, par le non-conservatisme, par le novateur. Rassemblons-nous pour faire bouger les lignes, pour faire gagner la gauche. Rassemblons-nous pour un nouveau parti socialiste. Et si nous voulons transformer la société, essayons de nous transformer nous-même dabord.

 

 

 

 

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