30.10.2008
Réunion pour la motion E en présence de S.Royal
SEGOLENE ROYAL tiendra une réunion publique à MONTPELLIER accompagnée
de Vincent PEILLON, Delphine BATHO et Julien DRAY.
Lundi 3 novembre, salle des rencontres à l'hôtel de ville, 18h30.

La motion E est la seule qui traite des sujets en profondeur en apportant de réelles solutions et qui, dans un même temps suscite un nouveau souffle, porteuse du changement.
On se motive camarades car demain sera trop tard pour agir.
Je compte sur vous !
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Le 3 à Montpellier et le 4 à Nîmes

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Toulouse : un succès
De retour de Toulouse où Ségolène Royal et Gérard Collomb, accompagnés de David Assouline, Dominique Bertinotti et d'autres, tenaient un grand meeting, je vous fais part de ce que j'ai pu entendre et observer. J'emploie " grand " car étant soit disant...un fief " jospiniste ", la salle comptait entre 650 et 700 personnes alors que Bertrand n'a su mobiliser que 400 personnes. Pour être en terre conquise, il y a de quoi se poser des questions pour la motion A.
On peut répondre par le fait que seules, Ségolène et son équipe, sont en capacité de rassembler, d'attirer les militants. Pourquoi ? car la motion E porte le renouveau et le changement. Les militants en ont assez de ce fonctionnement du parti. Et s'ils sont nombreux à venir écouter les interventions de nos responsables de la motion E, c'est car ils ont compris que voter la motion A ( Delanoe ) consiste à prendre les mêmes personnes et à recommencer ou plutôt continuer à laisser le parti socialiste dans l'état actuel. La RENOVATION, c'est la motion E !
Gérard Collomb est intervenu le premier. Son discours était très percutant ; il a d'ailleurs était bien applaudi tout au cours de son discours. Il a énuméré trois conditions pour réussir le congrès : que le parti sache jouer groupé, que le PS se rénove et s'ouvre aux talents des jeunes générations et qu'on sache garder vivant, l'espoir qu'avait su susciter Ségolène Royal pendant la présidentielle. Il a aussi défendu les libertés républicaines qui sont des valeurs auxquelles nous tenons beaucoup. Il a prôné l'UNITE et le RASSEMBLEMENT.
Ségolène, qui n'a pas fait un show cette fois-ci ( clin d'oeil ) mais un discours très pédagogique au sujet de la crise, suivi de bonnes réflexions, a succédé au premier signataire de la motion. Elle a en effet expliqué les causes de l'actuelle crise pour ensuite avancer les solutions, les mesures à prendre pour éviter de s'enliser dans celle-ci. Mais elle a abordé ce sujet sur la crise en toute simplicité afin que les militants puissent comprendre les mécanismes qui ont conduit le pays dans cette état.
Elle a également évoqué le problème du pétrole, insistant sur le fait que lorsque le pétrole augmente, on ressent la hausse du prix à la pompe alors que lorsqu'il subit un effet inverse, à la pompe on en ressent pas autant les effets. Pourtant, si ça marche dans un sens, ça marche dans l'autre. Cependant, quand le prix diminue, certains se remplissent les poches, mais pas le " petit français " non ; " l'argent va à l'argent " donc aux grands capitalistes. Ce que dénoncent les socialistes ; stop au capitalisme ; oui à la revalorisation de la valeur ajoutée humaine.¨
Les militants étaient très enthousiastes ; beaucoup d'applaudissements. Au final, ils se sont pressés au devant de la scène pour glisser des petits mots d'encouragement et de fierté à l'égard des personnes qui conduisent la motion E, cherchant à serrer la main de Ségolène qui s'est finalement mise à saluer tout le monde.
Ségolène a fait salle comble ce soir-là où loin de toutes tractations, elle a finalement fait une sorte de cours d'économie sur la crise.
J'irai même jusqu'à dire qu'elle a aussi donné une bonne leçon à certains de nos camarades toulousains et autres, qui croyaient avoir gagné d'avance...Rien n'est encore joué, rien n'est jamais gagné d'avance. Il nous faudra attendre le 6.
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Ségolène Royal se met au rose à Toulouse
Même en territoire ennemi, Ségolène Royal fait un tabac auprès des militants socialistes. Comme hier soir à Toulouse, fief delanoïste, loin des tractations du parti, elle a donné un cours qui aurait pu s'appeler " La crise expliquée à ma fille ".
La crise économique, les menaces de Michel Rocard qui promet de quitter le parti si elle en prend la tête, l'éventualité d'un front « tout sauf Ségolène » à la veille du congrès de Reims… Rien, vraiment rien ne pouvait entamer la sérénité affichée par Ségolène Royal hier soir à Toulouse. Alors qu'à Paris les états-majors socialistes mettent au point les dernières tractations d'avant congrès, elle a choisi de prendre le large… « Quand je parle aux Français, je parle aux militants. Je n'ai pas de commentaire à faire sur le parti. Je ne crains rien, je trace mon chemin », assure l'ex-candidate à la présidentielle, persuadée qu'avoir mis « au frigidaire » sa candidature à la succession de François Hollande a permis de « faire baisser la pression et d'arrêter la guerre des chefs ».
L'avocat de Sarko voulait qu'elle dépose plainte contre le fabricant de poupées vaudou
Face aux journalistes, c'est sur Nicolas Sarkozy qu'elle concentre ses tirs : « Quand un pouvoir en place commence à pourchasser les caricaturistes, c'est mauvais signe », explique-t-elle, commentant le procès des poupées vaudou. Et de raconter que son avocat a été contacté par celui du chef de l'Etat, Thierry Herzog, afin de l'inciter à déposer plainte à son tour : « J'ai le sens de l'humour, moi. J'ai refusé », confie Ségolène Royal, qui n'avait rien perdu de sa décontraction en arrivant sous la pluie et de nuit à Labège-Innopole, une riante pépinière d'entreprises dévolues aux biotechnologies. Objet de la visite : remonter le moral des chefs d'entreprise secoués par la crise.
La présentation power-point avec stylo laser s'éternise un peu, mais la présidente de Poitou-Charente prend des airs concernés, censés inspirer confiance. Manifestement, son idée de banque publique destinée à garantir le financement des PME ne suscite pas l'enthousiasme des entrepreneurs, qui redoutent « qu'on perde encore du temps, qu'on confie encore les décisions à des gens qui n'y connaissent rien ». Un dirigeant de Ceretis lance « Quand vous êtes innovant, vous êtes généralement le seul à y croire ! ».« Ça c'est vrai ! Ça m'est déjà arrivé ! », répond Royal du tac au tac, avant d'enchaîner sur l'autre objet de la visite : tacler (encore) Nicolas Sarkozy : « Les annonces selon lesquelles les PME sont aidées, selon lesquelles les banques feraient désormais leur travail de prêt, ce n'est pas la réalité ».
Un succès en terre ennemie!
Enfin la candidate file prendre son bain de foule à la réunion publique où l'attendent près de 700 personnes. La preuve, une fois de plus, de sa popularité chez les militants socialistes. D'autant que le département lui est clairement hostile (la fédération est tenue par Kader Harif, l'un des principaux lieutenants de Delanoë) : seulement 4 secrétaires de section sur 120 ont signé sa motion.
Alors que Gérard Collomb (maire de Lyon, premier signataire de la motion) assure la première partie du show, la « prompteuse » de la candidate s'active derrière un paravent. Sans notes, donc, Ségolène Royal, se voulant pédagogue de la crise, démonte le système et s'arrête sur les mots «compliqués» : subprimes, titrisations, hedge funds… Elle ose les questions « que tout le monde se pose » : « Pourquoi l'Etat français ne rentre pas dans le capital des banques ? C'est anormal, parce qu'il veut que le système perdure ». Dans la salle, loin de se sentir infantilisés, les militants sont ravis de ce retour à l'école primaire. « Ceux qui nous dirigent emploient des mots compliqués pour que nous n'ayons pas voix au chapitre. En nous expliquant les choses simplement, elle nous retire nos complexes », se réjouit Camille, une aide-soignante. C'est donc ça, la gauche décomplexée ?
Lu sur Marianne
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28.10.2008
Un nouvel impôt pour les Biterrois
Alors que nous sommes dans l'amorcement de la crise générale qui touche le pays et au-delà, le maire de Béziers, Raymond Couderc et son conseil d'agglomération, n'a rien trouvé de mieux que de mettre en place un nouvel impôt sur l'agglomération.
Ce que je reproche à R.Couderc, comme beaucoup de mes amis et camarades, c'est qu'un impôt est justifié lorsqu'il est bien employé. Or, là, ce n'est pas le cas. Des foyers vont payer 92 euros de plus par an, et cela reste une moyenne ! C'est inadmissible à un moment où le pouvoir d'achat est en berne, où le chômage et la précarité ne cesse de croître, que la misère et la pauvreté augmentent. Nous ne voulons pas de l'argent jeté par les fenêtres. Ce n'est pasl'impôt auquel nous nous opposons, c'est à la manière dont il est utilisé.
NON à un impôt qui servira au projet inutile de déménagement de l'IUT du quai port neuf au champ de mars mais OUI à un impôt mis en oeuvre pour donner la priorité au développement de zones d'activités économiques pour en tirer les bénéfices.
NON à la construction d'un nouvel hôtel d'agglomération qui alourdit la dette mais OUI à la réalisation d'un pôle étudiant Béziers Méditerranée pour faire venir les jeunes et créer une économie durable.
Pour marquer notre opposotion à cet impôt sur l'agglo, le Mouvement des Jeunes Socialistes a lancé une campagne à partir d'un chèque factice dont la procédure consiste à barrer la somme inscrite en toutes lettres et à envoyer ce chèque à R.Couderc c'est-à-dire à la mairie.
Ce chèque est téléchargeabble sur le site : http://impot.mjs-beziers.fr
Par ailleurs, sur ce même site, nous vous invitons à signer la pétition en ligne, qui sera ensuite transmise au maire de Béziers.
Si tu es un jeune mécontent de la politique de la ville, de l'agglo, viens nous rejoindre au MJS via le formulaire de contact qui demeure sur le site ou bien en cliquant sur le lien suivant : http://www.mjs-beziers.fr/
22:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La crise touche peu à peu tous les secteurs d'activité
L'automobile et l'immobilier sont les premiers à souffrir.
• Renault, qui tablait sur une hausse de 10 % de ses ventes en 2008, prévoit désormais d'être «légèrement au-dessus du niveau de 2007 ». Le constructeur a donc décidé de réduire de 20 % sa production au quatrième trimestre en Europe, en fermant quinze de ses usines pendant une à deux semaines en France et pour quelques jours à l'étranger. Les sites de Flins, Douai et Le Mans, où travaillent 11 000 salariés, seront arrêtés pendant deux semaines. Ceux de Sandouville, Cléon, Maubeuge, Batilly, Choisy-le-Roi, Dieppe et Villeurbanne, qui emploient 14 000 personnes, seront fermés une semaine. Le groupe prévoit par ailleurs d'ici à avril 2009 un plan de 4 000 départs volontaires en France, et la suppression de 2 000 emplois dans ses filiales européennes, dont 900 en France.
• Peugeot espérait une hausse de ses ventes de 5 % en 2008. Elles vont en fait reculer de 3,5 % en 2008. Résultat, la quasi-totalité des usines européennes du constructeur vont réduire leur production, en fermant de 2 à 16 jours d'octobre à décembre. En France, il y aura 14 jours chômés à Mulhouse, 18 à Sochaux, 16 à Hordain Sevelnord, de 2 à 8 jours chômés à Rennes.
• La Caisse d'Épargne, qui emploie 52 000 personnes, va supprimer 4 500 postes d'ici à 2012, uniquement via les départs naturels. Natixis a annoncé la suppression de 850 emplois sur 22 000. Le Crédit agricole a mis en place un plan pour économiser 300 millions d'euros, qui passe par la suppression de 500 emplois, dont 250 en France, au sein de sa filiale Calyon.
• La Redoute, confrontée à la concurrence des sites Internet de vente à distance, va supprimer 672 emplois d'ici à quatre ans. La filiale de PPR fermera notamment ses 81 points de contact en France.
• La Camif, après soixante ans d'activité, a déposé le bilan jeudi. Le tribunal de commerce de Niort doit décider aujourd'hui du sort de la filiale Camif Particuliers (780 salariés) et de sa maison mère historique, la coopérative Camif SA (200 salariés).
• Kronenbourg, leader français de la bière, passé dans le giron du danois Carlsberg, va supprimer 214 emplois sur 1 390 d'ici à 2010, principalement dans son usine d'Obernai (Bas-Rhin) et ses sites de Paris et Strasbourg.
Confrontés à la flambée du prix des matières premières et de l'énergie ainsi qu'à la baisse de la consommation de bière, les brasseurs ont décidé de réagir en augmentant significativement leurs tarifs.
• Adecco, le numéro un du travail temporaire, qui emploie 7 000 salariés, va supprimer 600 postes en France d'ici à juin 2009, en privilégiant les départs volontaires. En cause, le retournement de conjoncture qui fait chuter le recours à l'intérim.
• Kaufman & Broad, dont le chiffre d'affaires 2008 devrait reculer de 10 %, va supprimer 166 emplois. En raison de la crise bancaire, les ventes du promoteur immobilier ont fortement ralenti en septembre et octobre.
• Nexity a annoncé 500 suppressions d'emplois, passant par un plan social pour 150 salariés. Le promoteur immobilier a revu en baisse sa prévision de bénéfice pour 2008.
• Orpi, accusant une baisse de 11 % des transactions immobilières, va fermer 50 de ses agences immobilières.
• Altadis, le fabricant de cigarettes racheté par Imperial Tobacco, va supprimer 1 060 emplois en France, entraînant la fermeture des usines de Metz et Strasbourg.
• Sanofi Aventis va supprimer 927 postes, principalement des visiteurs médicaux.
LE FIGARO
17:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
UNE SEULE MOTION LA E
E comme ESPOIR
E comme EQUITE
E comme EGALITE
E comme EXCELLENCE ENVIRONNEMENTALE
E comme ECONOMIE D'ENERGIE
E comme ENERGIES RENOUVELABLES
E comme EMANCIPATION
E comme EDUCATION
E comme ENCADREMENTS EDUCATIFS
E comme ECOUTE
E comme ENTREPRISES
≈
E comme ENGAGEE
E comme EQUILIBREE
E comme ENERGIQUE
E comme EFFICACE
E comme ENDURANTE
La motion "E" est la seule EVIDENTE !!
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25.10.2008
Pourquoi je soutiens la motion E ?
Nous subissons une crise financière (avec le sur-endettement de millions de foyers ; plus de crédits pour les PME ), une crise alimentaire ( malnutrition ), une crise sociale, une crise écologique et climatique. Nous sommes également confrontés à un recul constant des valeurs de justice, de solidarité, de respect dans notre société, c’est-à-dire aux piliers de la République.
Nous, socialistes, qui sommes portés par un idéal de progrès, de justice sociale, d’égalité et équité. Et parce que beaucoup de nos concitoyens perdent confiance car ils rencontrent des difficultés pour trouver un emploi ou même un toit, la motion E, forte de ses propositions et de son travail en équipe, entend engager la bataille du renouveau. Un renouveau oui, avec un parti qui se mobilise et se bat pour et avec les citoyens, un parti qui soit à leur service. Un parti démocratique prenant en considération tous les Français, sans tenir compte de la couleur de peau ou de l’origine ou bien encore de l’orientation sexuelle.
Les militants abordent les questions de fond, les orientations novatrices qui répondent concrètement aux préoccupations des nos concitoyens. Ils sont désireux et soucieux de voir leur choix et la parole de leur organisation respectée. Il est donc impératif de faire vivre la démocratie sous toutes ses formes : participative, représentative, sociale, laïque.
Le PS est réformiste, avec une volonté de transformation sociale, écologique, européenne et féministe.
La motion E souhaite concentrer ces forces-là sur la conception d’un projet audacieux, s’appuyant sur nos valeurs pour inventer d’autres façons d’agir. Deux conditions seront nécessaires : une clarté de notre vision et des propositions crédibles et réalistes.
La motion E intitulée « L’espoir à gauche, fièr(e)s d’être socialistes » s’inscrit dans un esprit collectif et un travail d’équipe mixte et intergénérationnel car dans cette équipe collaborent J-L.Bianco, V.Peillon, N.Belkacem, D.Assouline, A.Fillipetti, donc toutes les générations sont confondues, ce qui est très enrichissant et favorise la diversité.
Ainsi, c’est par l’esprit collectif que nous réussirons à être fort car il est notre marque.
Et ce que nous vivons depuis quelques années, c’est un problème d’égo.
Or, les militants et sympathisants ne veulent plus de cette politique ; ils sont lassés, voire désorientés pour certains et que propose la motion E ? c’est de poursuivre l’espoir qui s’est déjà levé pendant les Présidentielles en faisant un parti de militants à l’image de la France que l’on veut construire, en les intégrant réellement, en leur donnant la parole.
Les tenants de cette motion promeuvent un travail participatif, dont certains, de par leur fonction d’élu, pratiquent déjà, associant les militants à la réflexion du parti, et veulent développer cette démocratie sur tout le territoire national. Un parti décentralisé pour que les fédérations puissent animer des débats et faire en sorte que les propositions des militants deviennent celles du PS national.
Nous voulons un parti moderne ouvert à tous, sans que l’argent soit une barrière, un parti qui accueille tous ceux qui prennent plaisir à donner de leur temps, s’engager, donner les moyens de la connaissance, de la formation, afin que les militants puissent décider et prolonger dans le parti socialiste, leur engagement associatif, syndical, qui est souvent énorme. Nous devons faire profiter notre parti de cette richesse du mouvement social qui est un parti à l’image de la société. Il faut le démocratiser.
Le problème du PS repose sur le non respect des militants car beaucoup trop pensent davantage à leur intérêt personnel qu’à celui des socialistes.
Nous voulons un parti qui se respecte, se développe, travaille en équipe car tant qu’il y aura des divisions au sein du groupe, nous perdrons toutes les élections nationales. L’heure est au rassemblement , oui, il est grand temps de s’unir si nous voulons gagner la confiance des Français et prendre le pouvoir.
Le travail participatif qui conduit la motion à faire des propositions précises en matière de retraites, d’imposition, de pouvoir d’achat, d’environnement, de citoyenneté et de laïcité.
Non à la privatisation d’EDF et d’Areva et oui à une taxe sur les profits de Total, pour financer un fonds servant à subventionner le déploiement des énergies renouvelables et les transports publics propres. Oui à la suppression du paquet fiscal de Nicolas Sarkozy, dont le produit serait réparti entre la baisse de la TVA sur les produits de premières nécessités, l’augmentation du budget de la recherche et la baisse de la dette. Oui, aussi, à la suppression des niches fiscales, qui conduira à réduire les taux d’imposition pour tous les Français. Oui, enfin, à un service national civique obligatoire pour tous les jeunes au service des initiatives collectives à mener dans notre pays.
N’ayons pas peur de frapper fort.
Lutter contre Nicolas Sarkozy, c’est lutter contre le chômage, c’est s’opposer à la dégradation du pouvoir d’achat, c’est condamner le démantèlement du service public, la paupérisation voulue du service public télévisuel consécutive à la suppression de la publicité sur les chaînes de France Télévision et les millions d’Euros ainsi garantis aux amis Bouygues, Bolloré, Lagardère et autres. Alors proclamons que la défense de la liberté des médias est une cause nationale et que tout groupe privé, quel qu’il soit, dès lors qu’il vit de la commande publique, ne pourra détenir plus de 25% dans les grands médias. C’est un enjeu majeur dans la vie démocratique.
Ce congrès sera utile si nous abordons la question « Que devrons-nous faire ensemble pour pouvoir agir au pouvoir de telle sorte que nous transformions la société dans le sens de nos valeurs et que nous puissions agir dans la durée ? » c’est-à-dire celle de la doctrine, celle des idées, celle du projet.
Dans ce parti, tout le monde est réformiste mais il faut dire quelle réforme nous donnons.
Ce que porte la motion E dans ce congrès se décline en 3 orientations majeures :
- Une stratégie économique de croissance avec un nouveau modèle de développement où la question écologique, la question économique et la question sociale marchent ensemble.
- Une stratégie offensive dans la mondialisation et qui applique une réorientation volontaire de la construction européenne.
- La refondation républicaine : nous assumons toutes nos victoires et défaites mais il faut assimiler les territoires perdus de la République, l’impossible réforme fiscale et un pays qui continue à faire de la redistribution à l’envers ; une école qui n’est pas celle que nous souhaitions, les enseignants et les autres c’est-à-dire l’école de l’égalité et des chances, de l’émancipation et de l’égalité des conditions.
C’est la refondation républicaine qui s’assume dans la bataille idéologique. Nous voulons l’égalité car elle seule permet l’émancipation des personnes. Aucune réforme sociale n’a pu être opérée sans réforme démocratique. C’est la grande synthèse de Jaurès.
Le temps est au débat, à l’équipe, au rassemblement, à la fidélité des socialistes, pour combattre la droite.’espérance à tracer. Nous aurons à nous rassembler et cette fois-ci autour du changement, par le non-conservatisme, par le novateur. Rassemblons-nous pour faire bouger les lignes, pour faire gagner la gauche. Rassemblons-nous pour un nouveau parti socialiste. Et si nous voulons transformer la société, essayons de nous transformer nous-même d’abord.
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22.10.2008
Lutter contre la crise économique : comparaison des propositions
L’effondrement du capitalisme financier, la crise du pouvoir d’achat, des rapports sociaux dans l’entreprise ainsi que la crise écologique rendent plus que jamais nécessaire une orientation économique claire du PS et en font un élément capital de sa crédibilité.
La motion signée, entre autres, par Ségolène Royal se différencie des autres motions sur trois aspects :
• Son caractère anticipateur : il ne faut pas seulement constater les méfaits du capitalisme financier, mais il faut les prévenir pour mieux les affronter ;
• Le choix du combat : toutes les avancées sociales ont été arrachées par le combat et les luttes sociales contre la droite la plus conservatrice. On ne peut reporter à de futures conventions les choix urgents du parti socialiste ce qui laisserait à Nicolas Sarkozy le champ libre jusqu’à 2012 ;
• La précision de ses propositions (crise financière, retraites, pouvoir d’achat modèle de développement économique). On notera sur ce point la faiblesse de la motion de Bertrand Delanoë très influencée par l’action municipale mais qui ne fait pas le dernier kilomètre vers les propositions concrètes sur les enjeux nationaux (retraite, fiscalité…).
1/ Mondialisation et crise financière : anticiper et affronter
Notre motion « L'espoir à gauche, fier(e)s d’être socialistes » axe ses propositions sur :
• La mise en place de nouvelles régulations (détaillées dans la motion, inspirées des réflexions menées au niveau international par la FSE…) ;
• Réunion d'un nouveau Bretton Woods afin de réguler mondialement le nouvel ordre financier et économique qui s'est mis en place ces derniers temps ;
• Responsabilisation et réhabilitation du rôle de l'Etat aussi bien en amont qu'en aval ;
• Réorientation de l'épargne nationale vers l'investissement productif ;
• Réorientation de la finance en direction des PME, principaux producteurs de richesses matérielles, humaines et environnementales.
Elle se distingue par le choix d’une politique de combat. Il ne s’agit pas de se lamenter longuement sur les effets de la crise mais de l’affronter en mettant fin aux dérives spéculatives par de nouvelles régulations. Ceci implique un repositionnement mondial de la France vers une économie de pointe, et l’interdiction aux fonds spéculatifs d’engager plus d’argent que ne leurs permettent leurs réserves, la lutte effective contre les paradis fiscaux et le blanchiment d’argent.
La motion de Bertrand Delanoë parle certes de durcissement de la mondialisation, et de non-préparation de la France à celle-ci (éléments connus depuis dix ans ) mais reste très discrète sur les solutions reprenant au passage plusieurs idées de Ségolène Royal (comme le nouveau modèle de développement, ou la justice sociale)
La motion de Martine Aubry s’étend longuement sur la description de la crise et le risque de déclassement économique et financier de la France. Elle propose le renforcement des règles de prudence des banques et des systèmes de surveillance des marchés. Mais là encore sans être aussi précise que la motion E « L'espoir à gauche, fier(e)s d’être socialistes ».
La motion de Benoît Hamon n’hésite pas, pour sa part, à proposer une solution utopique en développant des thèses protectionnistes essentiellement défensives comme la sortie du libre-échange, les tarifs extérieurs, alors qu’il s’agit au contraire de rétablir leur compétitivité mondiale notamment par l’innovation.
Notre motion propose une mesure concrète, applicable, là où la sortie du libre-échange ne l’est pas, de protection offensive des PME créatrices de richesses : un Small Business Act pour la France. Ce mécanisme utilisé aux Etats-Unis est une dérogation aux règles du libre-échange qui oblige la puissance publique à réserver une part de leur budget à des PME indépendantes.
2/ Quel modèle de croissance ?
La motion E axe ses propositions sur :
• L’invention d’un nouveau modèle de croissance préparant l’après-pétrole et faisant de l’écologie l’axe essentiel du projet de société des socialistes (souvenons nous de l’excellence environnementale de la campagne présidentielle), en développant massivement les énergies renouvelables, déconcentrées et décentralisées ;
• Une manière nouvelle d’aborder la mesure de la création de richesse ;
• La création d'une économie de pointe qui fera le pari de l’enseignement et de la recherche (3% du PIB) ;
• Une réorientation du rôle de l’Etat préventif, régulateur et protecteur ;
• La recherche de l’efficacité énergétique.
On retrouve les mêmes termes dans les motion de Benoît Hamon et de Martine Aubry. Cependant que la motion de Bertrand Delanoë propose la mise en place au niveau européen d’une véritable politique industrielle des produits et technologies propres.
Sur ce point les motions Delanoë, Aubry et Hamon reprennent les idées développées par Ségolène Royal dans la campagne présidentielle en insistant (Aubry) sur la nécessité d’une montée en gamme de l’appareil productif et d’une vraie politique industrielle ainsi que de la conciliation entre écologie et justice sociale et sur une politique européenne de gestion de l’eau et d’une refonte de la fiscalité selon le principe pollueur payeur (Hamon).
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Lutter contre la crise économique : comparaison des propositions ( suite )
3/ Place des entreprises, le point de clivage central entre notre motion et les autres.
C’est sur cette question que notre motion crée le clivage le plus important.
• C’est sur les entreprises et particulièrement les PME qu’il convient de s’appuyer pour faire émerger l’économie de demain ;
• Développer les politiques favorables à la création d’entreprises ;
• Accompagner les PME pour qu’elles passent à la dimension supérieure ;
• Investir dans les politiques d’innovation capables de nous différencier des pays émergents.
Dans la motion de Martine Aubry on parle de moduler l’impôt sur les sociétés en fonction de la part des bénéfices réinvestis, de taxer les entreprises abusant des emplois précaires, d’interdire les stocks options pour les principaux dirigeants exécutifs, de limiter les parachutes dorées
par des conventions collectives. Ce sont toutes des mesures intéressantes et nécessaires mais qui placent l’entreprise non pas comme un partenaire mais uniquement comme un objet d’encadrement et de surveillance.
La motion de Benoît Hamon ne considère pas l’entreprise mais des politiques publiques et des stratégies industrielles, comme si ces stratégies se construisaient sans partenaires.
La motion de Bertrand Delanoë ne consacre que quelques lignes aux PME pour constater que ces dernières fournissent 69 % de l’emploi salarié et qu’il faudra une action publique puissante pour financer efficacement la création de PME innovantes, développer le capital risque.
Il y a un accord entre les motions pour conditionner les aides aux entreprises à des négociations salariales engagées et abouties et pour la limitation des parachutes dorés, thème repris depuis par Nicolas Sarkozy.
4/ Capital, travail et relations sociales
La motion E, "L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes" insiste sur le fait que la France connaît un véritable problème de relations sociales qui se conjugue avec une relation capital/travail fortement déséquilibrée et propose :
• Un véritable dialogue social ;
• Une syndicalisation de masse ;
• La recomposition des conseils d'administrations avec 30 % de salariés (proposition la plus audacieuse sur ce point) ;
• Une véritable place de la formation tout au long de la vie : parcours professionnel sécurisé.
La motion de Bertrand Delanoë abonde dans le même sens en parlant de renforcement des syndicats, de représentation des salariés, en allant moins loin dans les solutions et en restant plus vague. Elle reprend l'idée du parcours professionnel sécurisé de la campagne de Ségolène Royal.
La motion de Martine Aubry évoque de même le renforcement des syndicats et le besoin d'améliorer les relations sociales et de répartir les richesses.
Le pôle écologique axe sur le développement social.
La motion d'Utopia établissent la puissance publique dans l'entreprise et le capital….
5/ Fiscalité
La motion E propose d’établir enfin une fiscalité juste :
• Réforme radicale de l'impôt sur le revenu (équité et transparence) ;
• Fusion de l'IR et de la CSG-CRDS qui impacte aussi les plus modestes afin de mettre en place un véritable impôt progressif ;
• Individualisation de l'impôt afin de lever l'injustice qui pèse sur la taxation du travail féminin ;
• Suppression des niches fiscales et répartition du gain sur l'ensemble des contribuables pour générer une baisse d'impôt ;
• Prélèvement des charges sociales sur l'ensemble de la valeur ajoutée pour ne pas pénaliser l'embauche.
La motion de Bertrand Delanoë parle de fiscalité écologique (laquelle se limite à l'approche pollueur–payeur), de rééquilibrer la taxation capital-travail et de rétablir une véritable progressivité dans l'impôt sans entrer dans les détails.
La motion de Benoît Hamon se limite aussi au concept de progressivité de l'impôt.
Le pôle écologique insiste sur la progressivité, mais développe une approche complète de la taxation écologique.
Utopia veut passer à une fiscalité internationale et annuler la dette des pays pauvres, imposer une taxation sur toutes les transactions financières et les bénéfices des firmes transnationales. Ce sont effectivement des objectifs que l’on peut tous partager mais la motion Utopia ne dit pas comment y parvenir.
6/ Pouvoir d'achat
Face à la flambée des produits de consommation courante, à la faiblesse du consommateur face aux acteurs économiques et bancaires et à la montée intolérable des loyers et charges, la motion E propose :
• Une réglementation des abus bancaires ;
• La création d'une action de groupe à la française ;
• Une réforme de l'indice CPI INSEE ;
• La gestion véritable de la politique des logements sociaux ;
La motion de Bertrand Delanoë n'a pas trop d'idées sur le sujet (« créer de nouveaux emplois… »).
La motion de Martine Aubry propose d’augmenter le SMIC, impose des renégociations salariales et un plafonnement des loyers.
La motion de Benoît Hamon augmente les salaires, et s'occupe du logement.
Tous évitent de traiter des effets pervers de l’augmentation du Smic sur les revenus légèrement supérieurs.
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