30.11.2008
Quand on semble découvrir les conditions de vie des sans abri
Six personnes sans domicile fixe décédées en cinq jours. 250 depuis un an. Un gouvernement qui, à l’approche de l’hiver et en dépit des promesses du candidat Sarkozy, fait mine de découvrir le dénuement total dans lequel vivent les personnes sans abri en France.
Une annonce démagogique et insultante : l’hébergement forcé des SDF, symbole du déni d’humanité dont sont victimes les personnes sans logement. Une réalité désastreuse : le manque cruel d’hébergements d’urgence en France.
Un effet d’étranglement : le déficit de logements sociaux, accentué par la volonté d’inclure l’accession à la propriété dans la comptabilisation des 20 % SRU, conduit à saturer les structures d’hébergement.
Deux solutions complémentaires : lancer un programme de construction de logements en hébergement, à hauteur au minimum des 1,5 milliard d’euros évalués par l’association Emmaüs ; appliquer enfin la loi SRU, en renforçant les sanctions contre les communes qui ne respectent pas le seuil minimal de 20% de logements sociaux.
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28.11.2008
Nous leur laisserons pas le parti de Jaures !
Chers amis, chers camarades,
J'ai, comme vous tous, eu le plaisir de voir le message vidéo de Ségolène qui est en passe de devenir une des vidéos politique les plus regardées.
Pour ceux qui auraient encore un doute sur leur futur au PS, et je sais qu'il y en a y compris chez des amis élus locaux ou responsables fédéraux, je tenais à vous dire combien j'ai aussi douté pendant 4 jours de mon parti.
Et puis, le naturel combattif et optimiste a repris le dessus: à San Francisco comme ailleurs, j'ai échangé avec nos camarades de la motion E et nous sommes dit:
"Non, nous ne laisserons pas le parti de Jaurès et de Blum à un cartel de conservateurs, à un front du refus sans cohérence idéologique, ce parti c'est d'abord le notre car nous voulons etre utiles aux Francais".
Rome ne s'est pas faite en un jour et nous avons donc encore "une longue marche" pour que nos désirs d'un autre avenir pour le PS pèsent plus lourd que les intérêts catégoriels ou la pure antipathie de certains.
Nous sommes parti à 4000 participants à la consultation "Congres Utile et Serein" puis 10.000 signataires pour la contribution "Combattre et proposer", nous avons été rejoint par les camarades de la Ligne Claire et de nombreuses autres contributions thématiques ou générales pour parvenir a 37.000 voix sur la motion E et enfin plus de 67.000 voix pour Segolene Royal .
Au final, je vois de nombreux d'entre vous prendre des responsabilités dans leurs sections et leurs fédérations, certes on aurait pu faire mieux et plus au niveau national si Ségolène avait été élue mais nous avons déjà gagné une première bataille: nous implanter fortement sur l'immense majorité des fédérations.
Alors attellons nous à la tache de faire des fédérations "motion E" des fédérations où Désirs d'Avenir puisse jouer a plein son rôle de porteurs de projets innovants et de garants de la rénovation, ce qui semble bien parti dans pas mal d'endroits, et sur les fédérations plus "difficiles" de convaincre peu à peu par nos méthodes ouvertes que l'efficacité c'est nous qui la portons.
Amitiés socialistes,
Fabien-Pierre
20:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.11.2008
Pour ceux qui douteraient encore...
Le passage en force est un mauvais départ. Le droit n'a pas été respecté. En revotant, on aurait donné la légitimité. On ne construit pas une opposition solide en commençant comme cela.
Mener l'affaire en justice ne serait pas une bonne chose car ce serait un cadeau à la droite, vu le temps que cela prendrait. Mais les militants peuvent le faire même si je ne les y encourage pas du tout car il nous faut faire attention pour le parti.
Avec la motion arrivée en tête, à la commission des résolutions, ils n'ont pas voulu parler car ils trouvaient les différences trop grandes. Mais le vote sur les personnes s'est élevé à 43 % pour Ségolène au premier tour, puis au second tour, près de 50% voir un peu plus ont voté Ségolène alors que Hamon avait appelé à voter Aubry. Et là, tout l'appareil s'est bloqué et nous assistons à un coup d'état et de force.
Conclusion, nous avons un résultat faux et un passage en force, et tous les Français l'ont bien compris.
Nous, nous sommes ceux qui aimons notre parti.
Aubry va avoir des mois difficiles. Elle n'a pas fondé sa légitimité de façon incontestable. D'une certaine façon, c'est la victoire des " mal-faisants " et des gens que je combats, nous dit V.Peillon, depuis de nombreuses années car je pense qu'ils ne lui font pas du bien. Et je ne me vois pas car j'ai une certaine constance poursuit-il, j'en ai d'ailleurs supporté les rigueurs parfois, l'adversité les dernières années. Je ne me vois pas changer dans la nuit de points de vue.
Nous allons nous remettre au travail sur le fond. Ségolène parle aux Français. On sent que quelque chose bouge. Il y a une nouveauté avec Ségolène et ceux qui l'entourent.
Nous avons à transformer ce parti, et nous en sommes pas loin. Nous sommes passés très près du but, ce qui a fait peur à certains.
21:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pour ceux qui ont voté Ségolène dernièrement e même pour les non convaicus encore
Chers amis de Désirs d'avenir, chers amis militants, sympathisants.
Je sais que les résultats d'aujourd'hui ne sont pas ceux que vous aviez espérés. Moi non plus, pour tout vous dire.
Et en même temps, nous sommes partis de tellement loin, nous sommes arrivés à convaincre la moitié des militants du PS qu'il fallait une transformation profonde. La moitié, que dis-je ? Sans doute un peu plus. Car nous n'avons pas eu droit à un nouveau vote. C'est comme ça.
Eh bien, nous allons continuer et nous allons continuer parce que la transformation du PS, elle est en marche ! Et que maintenant nous avons une équipe soudée, avec des gens qui croient tous à la même chose.
Et moi je voudrais vous dire que le travail que vous avez accompli, sur internet, sur le territoire, partout où je me suis déplacée, votre force de conviction, j'ai besoin de vous parce que je continue. Je continue plus que jamais.
Nous allons organiser des Universités populaires. Nous allons organiser, dans les fédérations qui partagent notre idéal, des adhésions à 20 euros. Nous allons mettre en place des nouvelles formes de militantisme.
Et je vous lance d'ailleurs un appel à projet. C'est-à-dire que la transformation, le changement, nous allons faire là où nous sommes, là où nous sommes implantés, et aussi grâce à Désirs d'avenir ( http://www.desirsdavenir.org/lassociation/adherer-et-sout... ).
Et puis sont toujours là les intellectuels, les experts, les spécialistes de toutes les questions, et puis vous qui, partout sur les territoires, vous interrogez sur le monde tel qu'il est, sur les défis qui se posent, sur la politique internationale, sur la crise financière, sur l'autre modèle de développement.
Eh bien, vous pouvez compter sur moi. Je vais m'investir à fond puisque je vais avoir du temps, par la force des choses...
Et vous me connaissez. Je ne reste jamais les bras ballants. Et puis, avec la formidable équipe que nous avons, eh bien, nous allons nous lancer dans des actions, dans des réflexions, dans des fêtes de la fraternité.
J'ai besoin de vous. J'ai besoin de vos idées.
Parce que nous continuerons. 2012, c'est bientôt. 2012 c'est demain. 2012, c'est dans trois ans.
Et donc, c'est dès maintenant que nous nous y mettons.
A très bientôt.
Ségolène Royal
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26.11.2008
Je compte sur vous !
23:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LÉON BLUM : rien ne nous arrêtera
Vous invoquez la nécessité du renouveau. Mais plus que de tout le reste, vous avez peur de la nouveauté, vous avez la nostalgie de tout ce qui peut vous rapprocher de ce parti tel que vous l'avez autrefois connu et pratiqué. Vous avez peur de la nouveauté. Vous n'en voulez pas dans la confection des listes, dans le choix des candidats. Vous n'en voulez pas quand elle se présente comme un apport de forces fraîches que vous avez accueillies au lendemain de la Libération avec réticence, avec méfiance. Vous avez cette même nostalgie du passé, cette méfiance et presque ce dédain, vis-à-vis des femmes et des jeunes. Vous ne faites pas place aux femmes sur les listes électorales. Vous ne considérez les jeunes que comme des recrues. Vous avez peur de la nouveauté jusque dans les alliances politiques. Je vous remercie d'avoir écouté avec bienveillance ces vérités un peu amères et un peu sévères, mais, vous le voyez, si mal il y a, le mal est en vous ; le mal, c'est le manque d'ardeur, le manque de courage, le manque de foi. Le vote pour la motion Guy Mollet, savez-vous ce que c'est ? C'est une espèce d'alibi moral par lequel vous avez cherché à abuser votre mauvaise conscience. Je vous le dis sans amertume, non sans tristesse, comme quelqu'un qui, depuis des jours et des jours, cherche vainement les moyens de réparer le mal que vous avez fait. Peut-être comptiez-vous sur moi pour cela ? Quelques mots de Guy Mollet me laissaient croire tout à l'heure qu'il l'espérait, lui-même. J'ai pu le faire en d'autres occasions. Je me sens impuissant aujourd'hui parce que je ne sens devant moi' rien de défini, rien de saisissable, rien qu'un trouble moral, : qui ne se guérit que par un effort intellectuel de volonté et non par des paroles ou des formules de motions. Verrons-nous en retour, comme certains de vous l'espèrent, un choc, une commotion psychologique, un sursaut rendant à notre parti quelque chose de cette foi, de ce courage, de cet esprit d'abnégation qui lui manquent ? Ce serait la seule contrepartie, la seule consolation possibles, et je tâche de l'espérer avec eux. Ce que je sais, quant à moi, c'est que pour le socialisme aucune blessure ne peut être mortelle, qu'il sortira de cette crise comme de tant d'autres, et qu'une fois de plus il fera surgir des profondeurs de la nation les forces et les hommes nécessaires à sa victoire.
http://centenaire.parti-socialiste.fr/article.php3%3Fid_a...
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25.11.2008
Suspension des travaux de la commission
La commission de récolement chargée d'examiner les litiges apparus lors de l'élection du Premier secrétaire du PS "a un rôle très important. Ce qui m'étonne, c'est que ses travaux soient suspendus", a déclaré lundi Ségolène Royal.
La présidente de la région Poitou-Charentes a estimé sur Canal+ que cette commission ne pouvait pas statuer "dans un laps de temps aussi court". La commission doit se réunir à nouveau mardi à 14h, quelques heures avant le début du Conseil national du PS.
"Je ne vois pas comment on peut se passer d'un retour devant les électeurs", a déclaré Ségolène Royal. Même si elle est désignée vainqueur par le Conseil national mardi, elle a promis de demander l'organisation d'un nouveau scrutin doté de "règles extrêmement claires, avec des présidents de bureaux de vote, des assesseurs et des feuilles d'émargement".
"Il n'y a pas de risques de divisions du parti si les militants sont appelés aux urnes" une nouvelle fois, a assuré Ségolène Royal, assurant que "ce n'est pas un conflit de personnes". Elle a néanmoins rejeté l'éventualité d'une direction bicéphale avec Martine Aubry car "on ne peut pas diriger sur des bases qui ne sont pas claires et qui ne sont pas honnêtes".
"Je pense que quelque chose de profondément anormal s'est passé", a-t-elle constaté, à propos des circonstances de sa courte défaite, déplorant "un retournement (de tendance) dans la dernière heure du dépouillement, au moment où certaines fédérations sont remontées".
"Je veux de la vérité et de la transparence", a martelé Mme Royal, qui n'a pas exclu de porter l'affaire en justice, bien qu'il soit "trop tôt pour le dire": "Je ne veux pas porter atteinte à l'image du PS car je crois que les militants découvrent comme les Français que dans un certain nombre de fédérations, il y a certaines irrégularités".
"Je comprends pourquoi on m'a fait longtemps obstacle, parce qu'avec moi, ils savent que je mettrai fin à ce type de comportements (...), qu'il y a une nouvelle génération qui arrive aux responsabilités": "Il ne faut pas redonner le parti à ceux qui l'ont eu depuis des années", a souligné l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle.
17:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.11.2008
Echange avec une amie (pas si jeune), non encartée
L'amie :
Maintes fois, depuis le congrés de Reims, j'ai voulu t'écrire tellement j'étais écœurée puis je me suis dit qu'il vallait mieux attendre plutôt que de mettre de l'huile sur le feu.C'est désolant ; comment ne pas respecter le premier vote des motions pour présenter un seul et même candidat ? Je n'y comprends rien ! Comment, en ces temps de crise, ne pas se montrer soudés et prêter ainsi le flanc à toutes les diatribes ? Comment ne pas assurer à celle qui, portée par le suffrage de la base, avait été élue pour la présidentielle, une représentation qui continuerait à faire le poids dans l'échiquier politique actuel ?
Es-tu confiante ? Peut-on "prouver" les "anomalies" remarquées ? Crois-tu que le PS actuel puisse survivre à de telles attaques intestines ?
Ma réponse :
20:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Une seule solution : revoter, par Yves Cochet
Par Yves Cochet, député Vert de Paris et ancien ministre
« En juillet 2006, la finale des primaires présidentielles au sein des Verts m'avait opposé à Dominique Voynet. Les 7000 votants Verts avaient donné deux voix d'avance à Voynet. Ce que mes amis et moi avions contesté, au vu de quelques irrégularités dans le dépouillement. A l'époque, les socialistes s'étaient amusés de cet écart de voix ridicule. D'un commun accord, Dominique Voynet et moi avions convenu qu'il fallait revoter. Ce que les Verts ont fait. La démocratie et le suffrage universel interne l'ont emporté sur les arrangements et les décomptes douteux.
Aujourd'hui, ironie hégélienne de l'histoire, le PS se retrouve dans une situation similaire pour départager Ségolène Royal et Martine Aubry. Les Verts ne rient pas de cet événement. Ils affirment, au contraire, que l'opposition à laquelle socialistes et Verts appartiennent a besoin d'un PS fort. Les proclamations de victoire de l'un ou de l'autre camp socialiste sont inutiles, stériles et démoralisantes. Une seule solution : revoter. »
19:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L’inéluctable légitimité, par Fred Vargas

Non, ce qui advient au PS n’a rien d’exceptionnel ou de « pathétique », comme on peut le lire ici et là.
Certes, la lutte pour l’élection de la première secrétaire est cette fois singulièrement rude. Mais les processus de désignation des dirigeants, et les combats internes qui les accompagnent, ont tout de même trente mille ans d’existence. C’est dire si l’on a du recul pour les examiner. Et donc pour savoir que, si de multiples facteurs diffèrent lors de ce processus (par exemple le mode de sélection), il existe en revanche un élément invariant, indépendant du temps ou de l’espace, et c’est la légitimité de la désignation. Que cette légitimité soit fondée sur une épreuve physique, ou le droit du sang, ou le rang d’aîné, ou, dans nos sociétés démocratiques, sur le vote, elle est violemment ressentie comme incontournable. Qu’il s’agisse de choisir le président d’une petite association locale ou de reconnaître l’héritier du trône d’Angleterre au XIe siècle. Hors cette légitimité, dominent les sentiments d’usurpation, d’injustice, de spoliation, de manquement à l’honneur, tous motifs négatifs qui rendent introuvable, et durablement, un quelconque apaisement. Sans l’octroi de la légitimité, les tourments des combats antérieurs ne peuvent ni se clore, ni s’effacer. Le groupe n’a pas alors d’autre issue que de se fracturer, portant l’affrontement au paroxysme, parfois inoubliable.
On a entendu dire qu’il fallait « faire taire les rancœurs », être « raisonnables », en bref s’en tenir là. Conseils lénifiants qui vont en vérité à l’encontre du bon sens, tant il est vrai que la raison, dans cette situation sans vainqueur admissible, est bien dans la recherche obstinée de la légitimité, coûte que coûte. On a entendu dire aussi qu’il y avait des mauvais perdants. Mais il n’existe de mauvais perdants que s’il existe de mauvais vainqueurs. Et la légitimité est le seul cicatrisant des blessures des combats, et le seul garant de pacification. Ce n’est pas une opinion, ce n’est pas même une démonstration, c’est la simple observation d’une régulation ancestrale, millénaire, à laquelle les groupes humains n’ont jamais dérogé.
Trois options s’offrent au PS : avaliser un vote contesté, recompter les voix, appeler à un nouveau vote. Les deux premières sont, de manière certaine, des écueils impassables. Car ce n’est pas sur le souvenir des conflits que se brisera le parti, mais sur -et seulement sur- un sentiment d’usurpation, qui n’a jamais la faculté de se muer en souvenir. Ne reste donc qu’une seule voie : un nouveau vote pour satisfaire l’impérieuse nécessité de la légitimité.
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