31.12.2008
Le restaurateur régalera 200 démunis
Ce soir, le patron du Bistrot du Parc régalera 200 démunis à Boulogne. En voisine, Ségolène Royal a promis qu’elle passerait lui prêter main-forte.
Propriétaire du Parc, cette « maison de qualité » spécialisée dans la cuisine de bistrot, Philippe Braconnier attend un précieux renfort pour servir son traditionnel repas de la Saint-Sylvestre à quelque 200 démunis ce soir . Voisine et habituée de cette brasserie située rue du Château, Ségolène Royal a annoncé lundi au restaurateur qu’elle viendrait lui donner un coup de main dans la soirée.
« Je lui ai parlé de ce réveillon, elle a trouvé l’idée excellente. Et elle m’a promis de passer pendant une heure pour s’occuper du bar, jubile le patron. Nous avons l’habitude de la recevoir de temps en temps. Elle vient avec ses enfants ou avec des amis. »
« Les artisans avec lesquels nous travaillons nous offrent tous des produits »
Philippe Braconnier se réjouit de voir des responsables politiques s’intéresser à son initiative : « L’an dernier, Pierre-Christophe Baguet, qui n’avait pas encore remporté la mairie, nous avait rendu visite. » Mais le gérant du Bistrot du Parc aimerait voir d’autres confrères l’imiter.
« Nous connaissons tous dans nos vies respectives des moments pas forcément drôles, lâche-t-il. Je pense qu’il faut savoir penser aux autres quand on se trouve un peu mieux placé. J’aimerais tant que voie le jour en France une journée au cours de laquelle les plus démunis pourraient manger à l’oeil. Un peu dans le même esprit que Coluche, lorsqu’il a créé les Restos du coeur. »
Voilà neuf ans que Philippe Braconnier invite le 31 décembre des sans-logis, sans le sou ou des personnes âgées à venir se régaler de sa cuisine aux saveurs du Sud-Ouest, sa région d’origine. Des associations telles que la Croix-Rouge, les Chevaliers de l’ordre de Malte ou Bien vieillir à Boulogne conduisent jusqu’à son restaurant des personnes qui n’ont généralement pas la chance de profiter de cette période de fêtes. Les 21 salariés et les fournisseurs de l’établissement participent bénévolement à ce « moment de convivialité ».
« Les artisans avec lesquels nous travaillons nous offrent tous des produits : café, boissons, volailles... », énumère Philippe Braconnier.
Le personnel du Parc espère une affluence record, car l’établissement dispose depuis peu d’une terrasse chauffée. « Nous attendons près de 200 personnes », précise Philippe Braconnier. Qui a déjà l’esprit tourné vers la prochaine édition : « Je rêve de louer un bus pour amener les gens voir un feu d’artifice. »
12:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.12.2008
2009 sous le signe de l'instabilité pour Nicolas Sarkozy
"Positifs" et "lucides". La crise dictera à N.Sarkosy ses voeux pour 2009, une année sous tension où il aura à affronter une économie au rouge et un moral des Français dans le noir.
Le chef de l'État, de retour à Paris lundi après un séjour au Brésil, devrait réaffirmer sa volonté de garder le cap des réformes structurelles, malgré la tourmente, lors de ses voeux télévisés aux Français le 31 décembre au soir.
La priorité - conjoncturelle - reste toutefois à la relance face aux menaces de croissance négative au premier semestre.
"Nicolas Sarkozy n'a pas varié : il faut moderniser le pays, le rendre plus compétitif et efficace, il faut aller jusqu'au bout des réformes", explique un ministre du premier cercle.
Grenelle II, loi sur le logement, refonte territoriale, réformes de l'hôpital, de la sécurité intérieure, de la justice et du système pénitentiaire, loi de programmation militaire sont au programme.
"Pour faire passer ça dans l'opinion publique, il faut une très grande présence aux côtés des Français, aller sur le terrain, les écouter", précise ce ministre.
Aussi Nicolas Sarkozy déclinera-t-il des voeux thématiques pour parler, en situation, de l'économie, de la sécurité, de la santé, de l'éducation, de la culture et du sport.
Les cérémonies traditionnelles débuteront le 5 janvier avec les voeux au gouvernement et aux corps constitués, jusqu'au corps diplomatique le 16 janvier. Le 6 janvier, le chef de l'État sera au Liban-Sud pour ses voeux aux armées, en présence du bataillon de la Finul.
Les voeux aux médias cloront ce marathon politique le 23 janvier, qui marque la conclusion des états généraux de la presse.
UNE MAJORITÉ INDOCILE
"Nicolas Sarkozy ne pourra pas faire l'économie d'une redéfinition des priorités, des finalités de son action", relève Stéphane Rozès, directeur général de l'institut de sondages CSA.
"Les Français sont contents qu'il y ait un timonier, de sa capacité à donner des à-coups face aux récifs qui arrivent, mais ils ont besoin d'avoir en tête la destination du voyage pour accepter le cabotage", dit-il à Reuters.
Dans une France qu'il qualifie d'"éruptive", le président sait devoir éviter un réformisme à tout crin, qui pourrait être perçu comme autant de coups de boutoir dans une opinion publique à vif dont les attentes sur le pouvoir d'achat ont été déçues.
L'Élysée mesure les risques de conflit social - le degré de mobilisation syndicale lors de la journée d'action du 29 janvier sera un repère déterminant - et de radicalisation de la jeunesse.
Le report de la réforme du lycée, premier recul d'importance de l'exécutif, a traduit la crainte d'une éruption à la grecque.
"Le président a dit à Xavier Darcos 'reprends-la, on la fera cette réforme, explique-la mieux, réfléchis aux modifications qu'on doit y amener'", explique un collaborateur.
Seul "le volontarisme de Sarkozy permet de donner une cohérence aux réformes mais, on l'a vu avec le mouvement lycéen, tant que ne sera pas résolue cette tension, on ne sera pas à l'abri d'à-coups dans la politique de l'exécutif", observe Stéphane Rozès.
Nicolas Sarkozy devra aussi compter avec une majorité parlementaire dont l'indocilité ira croissante avec la réforme constitutionnelle de la procédure législative, prévue pour entrer en vigueur dans le courant du mois d'avril.
La confusion qui a présidé à l'examen de la réforme de l'audiovisuel public ou du texte sur l'extension du travail dominical - ajourné à la mi-janvier - augure des écueils à venir pour le président face à des élus désireux d'enterrer le loyalisme des godillots pour la "coproduction législative".
"TRANQUILLEMENT"
Face à la fronde calculée de Jean-François Copé, Nicolas Sarkozy pourra jouer l'atout Xavier Bertrand, appelé à prendre la barre de l'UMP lors du conseil national du 24 janvier.
"En tout état de cause, Nicolas Sarkozy pense qu'il faut d'abord remettre de l'ordre à l'UMP avant de remanier le gouvernement", note un ministre.
Un remaniement en profondeur attendra très probablement l'après-européennes, qui se déroulent en juin. Un simple ajustement "technique" est prévu en janvier pour le remplacement de Xavier Bertrand. Brice Hortefeux est favori à sa succession.
"Jean-Pierre Jouyet a été remplacé par (Bruno) Le Maire (aux Affaires européennes, NDLR), ça s'est fait tranquillement. Bertrand partira, ça se fait tranquillement", dit un collaborateur du président. "Cette maladie de changer tout le temps les ministres est déraisonnable, c'est ridicule".
Aussi l'équipe gouvernementale, le Premier ministre François Fillon en tête, devrait-elle être maintenue pour affronter une mi-mandat périlleuse. Fragilisée mais défendue par Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde resterait à Bercy pour dompter la crise.
"En cette année électorale, l'exécutif doit être suffisamment stable pour organiser une campagne", estime Stéphane Rozès. Car "l'année 2009 de Sarkozy, je la vois comme pour le pays, c'est-à-dire très instable".
Sophie Louet avec Service France
14:53 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.12.2008
Réaction face aux propos du porte-parole du PS
Je dirai à Benoît Hamon, éminent représentant d'une petite minorité du PS que :
1/L'unité du parti est de la responsabilité de l'équipe dirigeante qui a confisqué l'appareil du PS à son seul profit et pour le bénéfice d'arrières-gardes antagonistes usées jusqu'à la ficelle.
2/La motion E est majoritaire à la proportionnelle des courants, homogène et représente à elle seule la moitié au moins des adhérents du PS, ce qui en fait de facto la première force du parti socialiste.
3/Mettre de côté la moitié du PS en l'écartant de la direction dans des simulacres de discussion sur une plateforme indigente est inadmissible et dangereux et empêche le PS de procéder à des évolutions tout à fait indispensables.
4/Nous disons que quand la règle est mauvaise, il faut la changer ! C'est le contraire qui se produit : Le rafistolage circonstanciel d'écuries moribondes décidées à vérouiller leur pouvoir autour d'un appareil épuisé.
5/ Ce dont il s'agit aujourd'hui, c'est d'ouvrir le PS aux forces du renouveau en son sein et à la société française dans toutes ses composantes, partis, associations, intellectuels, lieux d'expertise et d'échanges citoyens.
6/ L'aveuglement politique de cette direction à la vision étroite, auto-centrée et agressive est le signe d'une faiblesse frileuse et inquiétante qui réduit le parti socialiste à son expression la plus archaïque, le condamne à la division des vaincus d'hier, peu soucieux de la démocratie dans ce parti comme ils l'ont prouvé dans le passé récent.
7/ Nous ne (nous) laisserons pas faire. L'histoire est en marche aussi dans ce vieux parti, nous le ferons avancer en écartant les murs et en poussant cet attelage fatigué avec les forces qui ne manquent pas à l'extérieur, des altermondialistes au républicains sociaux qui voudront converger et nous rejoindre pour faire gagner les idéaux de justice et d'équité mis à mal dans notre pays.
8/ Dans cette perspective, la direction du parti socialiste doit montrer l'exemple et être une force d'avant-garde, ouverte et respectueuse, démocratique et juste, fidèle au vote des militants et fraternelle.
Jean-Pierre Tolochard
13:53 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.12.2008
Réponse d'un "enragé" à Benoit Hamon...
Cher Camarade Hamon
Les partisans de Royal seraient donc des “enragés”. Je suis alors un enragé. Après avoir été un bisounours puis un sectaire... A quand le prochain qualificatif?
Des enragés de la division… Ah oui?
La motion E arrive en tête à Reims. La trouille au ventre -pensez-donc! “elle” pourrait gagner!- vous vous y mettez à trois et même plus pour piteusement parvenir à cette magnifique addition qui de 71% vous amène à 50% (enfin, à peu près). Ca a fait rigoler toute la presse!
Et elle, toute seule comme une grande, passe de 29% à 50% (Enfin à peu près)
Ceci dit pour rappel…
Car malgré tout, la division tu l’entretiens à mort mon cher Benoit. Tu es bien gentil d’appeler au rassemblement. Moi je suis pour !!! A 200%! Mais à condition de tenir compte des 50% (enfin, à peu près!) que nous représentons quand votre attelage hétéroclite qui se lézarde de partout n’est qu’une difficile addition…
Sois franc! Dis carrément que Royal t’emm….! Ce sera plus honnête et là tu vois, je te croirai vraiment! Mais dis toi aussi une chose: elle n’a pas fini de t’emm….! A moins que tu n’acceptes le rassemblement
Le vrai! Pas celui qui consiste à dire aux 50% (enfin, à peu près!!): “Rassemblez-vous mais fermez-là!”
Ben non Camarade! On ne la fermera pas et en section on va vous bouger et pas qu’un peu! Ca vous changera du ronron de ces trois dernières années ou la responsable des affaires sociales au PS n’a quasiment rien foutu. Elle s’appelait comment déja?
Quant à s’opposer à la droite, t’inquiète, on est là aussi. Sauf que nous on ne passe pas notre temps à dire:”Oh c’est pas bien ça!”. On propose, nous.
Allez @+ camarade “rassembleur”!
Un enragé militant PS!
11:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.12.2008
Propos déplacés de B.Hamon
Le nouveau porte-parole du Parti socialiste Benoît Hamon dénonce la "rage" des partisans de Ségolène Royal, candidate battue au poste de Première secrétaire, à l'encontre de la nouvelle équipe dirigeante du parti.
"Ils ont dans le sang ce poison de la division, dans des proportions qu'on n'a jamais connues auparavant", accuse Benoît Hamon dans un entretien à paraître dans le numéro de janvier du magazine "Bretons". Le mensuel précise que l'entretien a été réalisé le 12 décembre.
"Leur rage se focalise contre nous et pas du tout contre la droite", regrette le nouveau porte-parole. "Je vois par exemple tous les jours sur dailymotion (site internet diffusant des vidéos, NDLR) ou sur des blogs, des partisans de Ségolène Royal mettre en ligne des films, des podcasts ou de simples commentaires juste pour nous taper dessus!", décrit-il.
Pour surmonter la profonde division née de la très courte défaite de Ségolène Royal lors des élections internes, Benoît Hamon, qui a lui-même rallié Martine Aubry après avoir été battu au premier tour du scrutin, propose de "redonner ses lettres de noblesse au combat droite-gauche".
Par ailleurs, il estime "logique" qu'il soit prochainement désigné pour prendre la tête de la liste socialiste en Ile-de-France en vue des élections européennes en juin. Il assure qu'il sera candidat dans cette région et qu'il figurera "en tout cas à une place éligible". Benoît Hamon a été élu dans la circonscription Est lors du dernier scrutin de 2004.
J’avoue être un peu consternée.
D’abord de recevoir des leçons d’unité de quelqu’un qui nous traite d’enragés, et pour qui nous avons “dans le sang le poison de la division”, ce sont-là des attaques tout à fait inédites et stupéfiantes.
Ensuite après les insultes inacceptables de Lionel Jospin, comparant Ségolène Royal aux néo-socialistes d’avant-guerre qui avaient rallié la collaboration, n’est-il pas temps de demander officiellement et par les voix statutaires des sanctions. L’unité, la discipline, le parti, ils n’ont que ces mots à la bouche. Mais dans les actes, ce sont insultes, magouilles, exclusions ... Enfin, le porte-parole d’un parti n’a-t-il pas le devoir, plus qu’un autre, d’en respecter tous les militants.
Pour mémoire :
Benoît Hamon a réalisé 18% au vote des motions. Il a ensuite perdu les trouves de Jean-Luc Mélenchon, qui a quitté le parti. On peut estimer aujourd’hui qu’Hamon pèse 10 à 15 %.
Par ailleurs, alors que celui-ci a rallié Martine Aubry pour le second tour du “vote” pour le poste de premier secrétaire, près d’un tiers de ses partisans ont toutefois choisi de voter pour Ségolène Royal, d’après les reports. ( il est vrai que la rage est une maladie contagieuse ).
23:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La droite sacrifie l’Ecole et donc notre avenir!
Aujourd’hui, 150 000 élèves sortent du système scolaire sans qualification. L’école doit tenir la promesse républicaine d’égalité scolaire. L’université doit être prioritaire.
La droite sacrifie l’Ecole et donc notre avenir !
• Suppressions drastiques des postes : Après 11000 suppressions de postes en 2008 , 13 500 sont programmées pour 2009 soit un total de 60 000 postes supprimés en 6 ans.
• Suppression progressive de la carte scolaire créant inévitablement un phénomène de ghetto et d’inégalités entre les établissements.
• Abandon des programmes du primaire établis en 2002 suite à une vaste concertation et un large consensus.
• Passage de 26 à 24 heures hebdomadaires pour le primaire sans aucune concertation. Sur 36 semaines annuelles d’enseignement, cela fait un total de 72 heures en moins, soit 3 semaines en moins par an et 15 semaines (presque la moitié d’une année scolaire !) sur la scolarité du primaire.
• Disparition programmée des IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) et donc de la formation professionnelle des enseignants.
Nos propositions pour une réussite éducative et culturelle :
- La convocation d’Etats généraux des enseignants pour améliorer leurs conditions de travail dans l’école, assurer la pleine reconnaissance de leurs missions et préparer un plan pluriannuel de recrutement des enseignants, de formation et de résorption de l’emploi précaire.
- Un service public de la petite enfance en permettant d’accueillir les enfants de moins de 3 ans à l’école et en aidant les collectivités à développer des crèches.
- Un soutien scolaire individuel et gratuit pour tous les élèves grâce à des répétiteurs.
- La limitation à 17 du nombre d’élèves par classe en CP et CE1 dans les ZEP et la fixation de la dotation aux établissements par élève en difficulté à 25 % de plus que la dotation ordinaire.
- Gratuité des livres scolaires (de nombreuses régions socialistes l'ont fait!).
- La révision de la carte scolaire pour supprimer les ghettos scolaires, assurer la mixité sociale et constituer des réseaux d’éducation prioritaire.
- Garantir la présence de l'école de la République au plus proche des habitants sur tout le territoire.
- La création d’emplois-parents, la généralisation d’écoles des parents et des consultations de médiation familiale pour conforter leur autorité.
- Rétablir les contrats éducatifs locaux, pour mieux articuler les enseignements scolaires avec les activités péri et extra scolaires (éducation artistique, éducation physique, par exemple).
- Une loi de programmation pour redonner à nos universités les moyens de l’excellence.
- La création d’une allocation autonomie pour les jeunes pour faciliter leurs études et leur entrée dans la vie active, avec en contrepartie une obligation de formation ou de recherche active d’emploi et, pour les étudiants, d’heures de soutien scolaire auprès d’élèves en difficulté.
- Donner à tout jeune atteignant sa majorité le droit à un capital pour construire son projet de vie (prêt à taux zéro de 10 000 euros garanti par l’État). Développer le système des bourses tremplins (efficacité prouvée en Poitou-charentes), pour tous ceux qui souhaitent créer leur activité ou reprendre une entreprise.
- Le soutien à la création et à l’emploi culturel, ainsi que l’introduction de la pratique artistique à tous les niveaux de la maternelle à l'université.
13:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.12.2008
De Bonnes Fêtes à tous !
Le blog va être au ralenti durant quelques jours...
Cependant, je tiens à vous souhaiter un Joyeux Noël
ainsi que de bonnes soirées ( le 24 et le 31 ).
Passez de bonnes fêtes et de bonnes vacances pour ceux qui le sont.
A très bientôt !

16:55 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.12.2008
Sarkozy recule devant la menace
En cette 85ème semaine de Sarkofrance, le Monarque a reculé devant les lycéens et remis à janvier le vote du travail le dimanche. L'Insee a désavoué ses prédictions sur la récession… et il a même admis s'être trompé (sur le plan banlieue). C'est donc vrai : c'est Noël.

Sarkozy et Darcos reculent devant les lycéens
Second retrait « tactique », Sarkozy avait approuvé un compromis avec sa propre majorité sur le travail dominical. Embourbée par le harcèlement législatif de l'opposition à l'Assemblée Nationale, la réforme de l'audiovisuel a fini par être votée mercredi 17 décembre. Le projet relatif au travail dominical promet le même cauchemar : l'opposition a déposé 4 400 amendements. Jeudi, le Monarque a dû se résoudre au report de l'examen du texte à la mi-janvier, au lendemain d'une première séance houleuse à l'Assemblée nationale. A la mi-journée, l'Assemblée a annoncé l'annulation des séances de jeudi et le report de l'examen du texte. Le Monarque est-il vexé ? «Je ne pense pas qu'en s'agitant avec des pancartes et des badges sur les bancs de l'assemblée nationale, on rende particulièrement fiers les électeurs qui ont voté pour vous» a-t-il critiqué jeudi. Effectivement, les députés de l'opposition brandissaient des pancartes «ORTF» lors du vote de la loi audiovisuelle.
Il l'a dit aux parlementaires européens. Mardi 16 décembre, Nicolas Sarkozy a expliqué à Strasbourg que ses 6 mois de présidence européenne l'avaient «changé». Encore ? Rappelez-vous, Nicolas Sarkozy «change» quand ça l'arrange. Le 14 janvier 2007, il avait déclaré déjà avoir «changé» pour son annonce officielle de candidature à la Présidence de la République : il fallait faire oublier l'agité menaçant de karcheriser ses ennemis de l'intérieur, pour faire place au rassembleur zen et sympathique. Le voici qui nous refait le coup à Strasbourg.
A en croire les thuriféraires du régime, le discours de Nicolas Sarkozy mercredi 17 décembre à l'Ecole Polytechnique sur la «diversité» n'était qu'un vacarme de plus, une distraction pour calmer la banlieue alors que l'explosion sociale menace. Le Monarque a reconnu lui-même que le plan Banlieue de Fadela Amara était un échec: «J'ai mis 18 mois pour m'en apercevoir». Avez-vous souvent entendu Sarkozy avouer s'être trompé ?
Devant la catastrophe annoncée, mieux vaut sourire, même crispé. La boîte à outils sarkozyste est obsolète («Travailler plus pour gagner plus» ) et la révolte gronde. Un prestigieux hebdomadaire américain, Newsweek, s'inquiète d'ailleurs pour Nicolas 1er : Sarkozy s'est «affranchi de tout contre-pouvoir chez lui» et il est privé de prétexte européen après la fin de la présidence française. Le monarque est nu, et seul, devant la menace. Il en a conscience.
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18.12.2008
Forte mobilisation lycéenne en France malgré le recul de Darcos
Plus de 130.000 lycéens ont défilé jeudi en France, à l'occasion d'une journée d'action nationale visant à exiger l'annulation de la réforme du lycée et des suppressions de postes dans l'Education.
23:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Sarkozy accuse la gauche de mettre la "pagaille" à l'Assemblée
Nicolas Sarkozy a accusé jeudi l'opposition de mettre "la pagaille" à l'Assemblée nationale lors des débats sur la réforme de l'audiovisuel ou le travail dominical, s'attirant les foudres du Parti socialiste.
23:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note












