31.01.2009
Jean-François Kahn à la manif
Plus d'un million et demi de participants: les manifs ont dépassé les espérances. Toutes les générations sont descendues dans la rue, tous les mécontentements s'exprimaient. Le co-fondateur de Marianne y était et a mesuré, à sa grande joie, l'ampleur des dégâts causés par vingt mois de sarkozysme. Regardez!
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Pour la stabilité du PS, défendons la démocratie.
« Mise à jour statutaire » : C’est incontestablement l’expression du jour chez les socialistes. Et cette rénovation démocratique, est un outil posé entre les mains de la majorité installée aujourd’hui. Pourtant cette réflexion n’appartient en propre à aucune sensibilité, à aucun courrant.
Un regard rétrospectif sur les congrès du Parti socialiste depuis Epinay, en 1971, permet d’ailleurs de faire le constat suivant : en 37 ans et 22 congrès, il n’est arrivé que 4 fois qu’aucune motion ne rassemble pas au moins la moitié des suffrages des militants.
La première à Epinay, mais il paraît logique qu’un congrès de fondation conduise chacun à vouloir évaluer son poids. La deuxième à Metz, en 1979, congrès marqué par l’affrontement Mitterrand - Rocard : il faut tout de même noter que le premier obtenait alors 40% des voix des militants, contre moitié moins pour son concurrent. La troisième à Rennes en 1990, terrible congrès où s’ouvrit la succession du Président alors en exercice, sans qu’aucun des héritiers ne parvienne à emporter le magot. La quatrième à Reims. Quatre fois en plus de trente ans, donc.
L’épisode de Rennes mérite qu’on s’y arrête, car c’est avec ce souvenir cuisant à l’esprit que Lionel Jospin, une fois devenu Premier secrétaire, décida de proposer aux militants d’élire désormais au suffrage universel direct leurs responsables. Cette réforme statutaire est évidemment décisive. Car désormais, indépendamment du résultat des motions, le Premier secrétaire, ainsi que les Premiers fédéraux et les secrétaires de sections, tiennent leur légitimité directement des militants, et doivent rassembler au moins la moitié de leurs suffrages.
L’expérience de Reims montre qu’une telle réforme n’a pas rempli tous ses objectifs. En effet, même si le Conseil national et le BN (ainsi que leurs déclinaisons locales) continuent à représenter les motions dans leur diversité, l’élection du Premier secrétaire dépend toujours « d’accords de couloirs ». Bien sûr, cette légitimité nouvelle lui permet de faire vivre le Parti, mais à quel prix. Ce prix est celui d’ un parti déchiré, qui a clôturé le Congrès de Reims, les Congrès Fédéraux, les Assemblées de Section sans orientation claire et sans texte de synthèse.
Notons en outre que bien souvent, et à tous les niveaux, les assemblées générales de motion procèdent au scrutin de liste et par cooptation pour nommer leurs représentants. Ils s’agit en fait de listes bloquées qui sont soumises au vote des adhérents, sans leur permettre de vote ni de classement sur l’ensemble des candidatures déposées.
Cela ajoute à la confusion, de directions qui ne sont plus vraiment assurées de représenter correctement leurs adhérents sur des options claires.
D’un autre côté l’absence de vote direct des adhérents pour désigner leurs premiers secrétaires (section, fédéral et national) pourrait être un verrou supplémentaire, pour décourager ceux qui voudraient éventuellement « sortir du rang », faire entendre une autre voix. Si l’on ajoute à cela que les autres responsables seront forcément cooptés, la nomination des responsables socialistes serait totalement verrouillée.
Le Challenge qui nous préoccupe pour la stabilité du Parti Socialiste, c’est donc bien de défendre l’expression de chacun, puis l’expression du plus grand nombre. C’est donc bien de défendre la démocratie.
Pierre D.
17:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Sauvons l’université !
Le mot d’ordre qui a été lancé le jeudi 22 janvier lors de la coordination nationale des universités est historique. C’est la première fois que se réunissent dans un même mouvement unitaire et avec une détermination commune des enseignants-chercheurs, des chercheurs et des membres du personnel de l’enseignement supérieur très différents par leurs affiliations syndicales, politiques ou disciplinaires mais tous convaincus que la bataille qui s’ouvre les concerne tous et peut être décisive. Nous n’avons pas voulu cette épreuve de force. Elle nous est imposée par le gouvernement : par la loi LRU, que nous avons toujours dénoncée sans ambiguïté et qui, sous couvert d’autonomie, renforce les féodalités locales et paupérise les universités ; par sa conception du pilotage autoritaire et centralisé de la recherche et par le démantèlement des grands organismes de recherche ; par une obsession de la concurrence sauvage de tous contre tous (individus, formations, laboratoires, universités) au nom d’une politique de spécialistes du marketing au petit pied, qui étend indéfiniment la précarisation des chercheurs, des doctorants et post-doctorants et de tous les personnels de l’enseignement supérieur ; par ses pratiques de « concertation » marquée, selon la feuille de route de leur mentor présidentiel, par la conviction qu’il est bon d’écouter tout le monde mais qu’il ne faut pas en tenir compte ; par son obstination à vouloir agir contre la majorité de la communauté universitaire, quelles que soient les envolées lyriques d’une ministre qui connaît bien mal le monde de l’université et celui de la recherche ; par son discours affiché sur les résultats de la recherche et sur son prétendu déclin, au prix de travestissements grossiers de la réalité.
Nous n’avons pas voulu cet affrontement mais nous ne le refuserons pas. Nous demandons que le gouvernement retire son projet de « réforme » du statut des enseignants-chercheurs et sa « réforme » de la formation et du recrutement des enseignants mais aussi qu’il revienne partout sur ses décisions de suppressions de postes statutaires, qu’il renonce à son projet de modification de statut des doctorants, qu’il dise comment il entend lutter contre la précarisation croissante dans le monde de l’enseignement et de la recherche. Nous savons bien que de vraies réformes sont nécessaires sur certains des points évoqués mais si l’on veut qu’elles soient efficaces et légitimes, elles ne sauraient être mises en place contre l’avis de la plupart des acteurs concernés. Une discussion peut s’ouvrir sur n’importe lequel de ces sujets mais elle ne doit comporter aucun préalable et s’inscrire dans le cadre de négociations et non dans celui d’une concertation ministérielle n’engageant à rien.
L’éloge incessant de la concurrence et de la « culture du résultat » tente de mettre à bas la collégialité et dédaigne les logiques propres à la production comme à la transmission des connaissances, hors desquelles il n’est pas d’Université. Nous ne sommes pas face à une « réforme » de plus mais face à une volonté de mettre à bas l’université et les organismes de recherche au moyen d’une attaque violente. Face à cette agitation dangereuse et à ce mépris affiché qui prétendent définir une politique, nous répondrons avec la sérénité et la détermination de ceux qui veulent que l’Université puisse demeurer une fois que Monsieur Sarkozy sera parti.
Plus que jamais, tous ensemble !
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Saint-Lô, témoignages.
Le président est venu nous rendre visite à Saint-Lô. Je faisais parti des enseignants qui ont profité de sa venue pour lui signifier notre désaccord quant à la suppression des RASED. Les intentions des manifestants étaient pour le moins pacifiques mais celles de M. Sarkosy un peu moins. Ce qui s'est passé ce lundi est tout simplement scandaleux . Je vous transmet une lettre écrite par une collègue également présente lundi et qui résume bien la situation. Libre à vous de la lire ou non. Je confirme que tout ce qui est dit dans ce courrier est vrai, j'y ai moi-même assisté, et je peux vous dire que la lacrymo, ça pique!!! Petit détail manquant dans la lettre: les médias accusent les manifestants d'avoir cassé une vitrine, ce sont en fait les CRS qui l' ont cassée en voulant frapper un jeune lycéen. Voilà, bonne lecture.
Bonjour à tous. Je tenais à vous signaler plusieurs faits alarmants dont vous devez déjà être au courant. J'ai bien reçu la lettre de l'enseignante de l'école Calmette et Guérin.....Et beaucoup d'autres personnes aussi, car elle a déjà eu des soucis suite à ses écrits !!! Il serait bon de s'assurer que ces suites ne la desservent pas !!!! si cela n'est pas déjà fait !
D'autre part, les enfants de la classe "choisie" pour recevoir la visite de M. Sarkozy a reçu depuis une semaine les visites du préfet, de la police, etc. On leur a demandé d'apprendre à se lever convenablement en posant la main droite sur leur bureau... Et en disant « Bonjour M. le Président » !!!! Un membre de ma famille fait partie de cette classe... De plus, comme vous le stipulait la lettre de l'enseignante, des travaux demandés depuis des mois, ont été réalisés très rapidement en une semaine... Mais uniquement sur le « chemin » très balisé de M. le Président !!!!! Ma sœur, dont l'enfant était scolarisé dans cette école, n'a pas pu se mettre derrière la barrière de l'école pour l'arrivée du président. Elle a été bloquée en bas de l'immeuble attenant à l'école et n'a pas pu faire trois pas vers l'école. Elle a aussi voulu faire descendre une banderole, avec les habitants du quartier et parents d'élèves le long de l'immeuble ; et les CRS ont demandé à une voisine quelques étages plus bas de la couper ! De plus, la commissaire de police est venue saisir violemment ma sœur par le bras, pour l'empêcher de siffler ! Ce dernier avait ordonné de ne pas voir de manifestants sur son chemin ! Arrivés à 8 h 30... nous nous sommes dirigés vers le boulevard de la Marne où nous attendaient CRS, gendarmes mobiles bottés et casqués et camion anti émeutes ! Impossibilité de passer alors que des accords avaient été conclus avec la préfecture sur le déroulement de la journée, et tout a été systématiquement bafoué !!!!!!!!! 500 CRS !!!! A défaut de nous voir, il nous a entendus !!!!!! Je tenais à signaler l'aspect très violent des forces de l'ordre, qui affichent partout au sein de leurs locaux qu'ils sont présents afin d'assurer notre sécurité avant tout ! En effet, place de la Licorne, une personne âgée a été bousculée par les CRS sous les yeux de lycéens qui se sont empressés de la secourir !!! Les CRS sont passés en bousculant tout le monde, y compris femmes et enfants, alors qu'il n'y avait aucune raison de s'inquiéter et aucune manifestation de violence, sauf la leur ! Un enseignant qui parlait avec les lycéens afin de les calmer face à l'agressivité des CRS s'est fait matraquer en se retournant... Tout mouvement d'une personne étant considéré comme dangereux ?????????!!!!!!!! Je suis sidérée, choquée ! Jamais auparavant, je n'ai assisté à une telle vague d'extrémisme ! C'est très important que nos jeunes, qui sont restés calmes et respectueux, aient été présents ! Témoins ! Vous rendez vous compte que deux d'entre eux se sont faits mettre à terre, puis embarquer au commissariat de police alors qu'ils n'avaient rien fait !!!! Tout cela est très inquiétant et nous constatons, encore une fois, que M. le président fait ce qu'il veut ! La mobilisation doit être très importante, et au sein de tous les corps de métiers ! Nous nous devons de protéger nos enfants de cette montée en puissance de la dictature sarkozienne !!!! Et lorsque le peuple est dans la rue, M. le Président peut mettre 500 CRS pour l'empêcher de manifester, il est là et manifeste !!!! C'est un de nos droits qui a été bafoué hier ! Comme beaucoup d'autres actuellement ! Y compris le droit à l'éducation pour nos enfants ! Je signale, pour en terminer avec ce courrier, que des groupes ont été constitués sur le net, afin de repérer les personnes « dérangeantes »pour le gouvernement ,et surveiller leurs conversations et mails. Les derniers mots du président lors de son discours à Saint-Lô : « N'ayez pas peur du changement, n'ayez pas peur de la crise, n'ayez pas peur de l'avenir » !!!!! Commentaires de M. Digard dans le Ouest-France du13 janvier : « C'était un honneur pour la ville d'accueillir le premier personnage de l'état. Mais c'est de la très haute tension... Quant aux manifestations, je reconnais que l'on puisse ne pas être d'accord et l'exprimer, mais dans le respect de la fonction incarnée par le président de la république ». Nous sommes restés respectueux, mais notre droit à la manifestation n'a pas été respecté ! Nous voulons une égalité dans l'enseignement et les moyens nécessaires afin d'atteindre les objectifs espérésŠ Combien a coûté ce déplacement de M. Sarkozy ? Quant au déploiement des forces de l'ordre... Cet argent dépensé pourrait aider tant d'écoles, de collèges et lycées !!! Voilà ce que je tenais à écrire après être allée manifester hier ! Nous sommes beaucoup à être en état de choc... Je diffuse ce mail à tout mon carnet d'adresses, ainsi que les vôtres car tous ces faits sont des atteintes à la liberté et aux droits de l'homme !
I.L
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30.01.2009
Grèves et manifestations: le plein anti-Sarko
Le président en première ligne. Partout, sur les affiches, cité dans les slogans, griffonné sur des papiers. Son nom crié, hué, accommodé à toutes les sauces. Il était bien sûr question de pouvoir d'achat, de suppressions de postes dans la fonction publique, de vagues de plans sociaux dans le privé, de salaires en berne. Mais Nicolas Sarkozy était la première cible, loin devant les banquiers, les patrons ou les ministres, des centaines de milliers de personnes qui ont manifesté ce jeudi dans toute la France.
Cela fera sans doute réfléchir à l'Elysée, tant le gouvernement – et ne parlons pas du premier ministre – a semblé absent de cette journée d'action et de grève interprofessionnelle appelée par tous les syndicats. Pas de fusible: François Fillon et son discours déterminé, mardi à l'Assemblée lors de la discussion de la motion de censure déposée par les socialistes, ont été évacués. Sarkozy, l'hyper-président, se retrouve ainsi hyper-exposé. D'où la prudence et la rareté des commentaires des responsables de la majorité à l'issue de cette journée de mobilisation, «la plus importante depuis vingt ou trente ans», assure François Chérèque, le dirigeant de la CFDT.
Les querelles de chiffres menacent d'être inhabituelles tant ceux donnés aujourd'hui par les préfectures semblent éloignés des réalités. La CGT revendique 2,5 millions de manifestants dans 195 cortèges, la police en compte 1,2 million. Aux 65.000 manifestants de Paris dénombrés par la préfecture, répondent les plus de 300.000 revendiqués par la CGT. Bastille-Opéra: le cortège s'est étiré pendant plus de quatre heures et c'est, sans grand doute, plus de 250.000 personnes qui l'ont rejoint à un moment ou à un autre. Même polémique à Marseille, habituée des grandes manifestations, où la police compte 24.000 quand les organisateurs parlent de 300.000!
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En direct des manifestations, à Paris et partout en France
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PARIS, 20h45. Boulevard des Capucines, les vitres de l'agence du Crédit Lyonnais ont volé en éclat. Une poubelle est en feu. Les pompiers sont là, mais il n'y a pas de tension particulière.
PARIS, 19h45. La manifestation est terminée. Place de l'Opéra, il reste quelques centaines de personnes que les CRS, protégés par leur bouclier, contiennent au centre de la place. Une dizaine de jeunes semble vouloir en découdre. Jets de projectiles contre grenades lacrymogènes, l'air devient vite irrespirable. Le bâtiment de l'Opéra n'est pas protégé.
LA DEFENSE. 16h00. Dans le quartiers des banques et affaires, aux portes de Paris, beaucoup se disent solidaires du mouvement de ce jeudi mais les grévistes ne sont pas nombreux. «Ce n'est pas dans les habitudes» explique Olivier, conseiller à la LCL. Frédéric de la HSBC avoue ne pas se mobiliser puisqu'il ne ressent pas les effets de la crise directement: «si une société reste honnête vis-à-vis de votre contrat, il n'y a pas de raison de faire grève et de les embêter encore plus dans une crise financière. »
-->En revanche, Alexandre, commercial en stage à la Défense, aurait aimé manifester «par conviction». Mais il estime devoir répondre à ses obligations à la LCL parisienne.
Idem pour Gaëtan, fraîchement embauché: «Je me sens proche des manifestations mais je suis jeune diplômé, je ne peux pas me permettre de manifester, de revendiquer des choses.»
-->Tous sont convaincus d'une chose: le pire reste à venir. Mais ce matin, au terminus de la ligne 1, on se serait cru un jour du mois d'août. « Il y a dix fois moins de monde que d'habitude », confie Jean de Lalande, un financier du quartier. RTT, télé-travail ou jour de congé. Pas la grève, mais pas de bureau non plus.
LILLE. 17h00. 16.000 manifestants ont été recensés. Dès14h00, les participants ont bravé le froid. Peu après 14h, la tête de cortège se trouvait au début de la rue Nationale alors que la fin était encore rue de Paris. A l'exception des syndicats, pas de chant, l'ambiance fut plutôt calme. A la fin de la manifestation, des tomates sont lancées sur des vitrines mais aucun incident n'est à signaler pour le moment. Comme partout, l'ambiance est plutôt «bon enfant».
NANCY. 17h00. Entre 20.000 et 25.000 personnes ont manifesté à partir de 14h. Le cortège composé aussi bien de syndicalistes, de lycéens que de partis politques tels que les Verts ou le parti communiste, s'étendait de la gare à la place Stanislas. Ce rassemblement s'est effectué dans le calme.
RENNES. 17h00. Au moins 30.000 personnes ont défilé de 11 h à 14 h 30. Parmi eux, Marie Pawlaczik, 23 ans, a interrompu ses révisions pour le concours de professeur des écoles pour faire entendre sa voix. «Ce qui m'a surpris, c'est la mobilisation. Cela fait des années que l'on a pas vu autant de personnes dans les rues de Rennes.» Si les gens se sont rassemblé dans un «ras-le-bol» général, les mots d'ordre sont nombreux. «Les professeurs se sont mobilisés contre les suppressions de postes, les hospitaliers contre le manque de moyens, les étudiants ou les chômeurs devant le manque de perspective pour leur avenir.» Dans le cortège, des salairiés de la Barre-Thomas, fabricant de pièces automobiles touché par un plan social, ou encore ceux de Motorola.
- Lire le reportage de Mediapart: «Motocassés», la révolte des cols blancs de Motorola
PARIS, 17h00. Les premiers manifestants arrivés à l'Opéra commencent à se disperser alors que la queue du cortège n'est pas encore partie de la Bastille.

15:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Grève: c'est l'occasion aujourd'hui, de faire mentir Nicolas Sarkozy
"Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit!"
Cette déclaration de Nicolas Sarkozy qui a fait se "bidonner" les militants UMP va prendre toute sa dimension, aujourd'hui, pour des millions de citoyens...
Et montrer que le chef de l'Etat peut faire rire une poignée de militants, mais pas forcément les Français mécontents de sa politique.
Allez bon courage et surtout bonne grève!
13:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.01.2009
Ca c'est être un visionnaire
traduction sous le texte original 'I believe that banking institutions are more dangerous to our liberties than standing armies. If the American people ever allow private banks to control the issue of their currency, first by inflation, then by deflation, the banks and corporations that will grow up around the banks will deprive the people of all property until their children wake-up homeless on the continent their fathers conquered.'
Thomas Jefferson 1802
"je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession,
jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis"
Thomas Jefferson 1802
23:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un fort joli pamphlet
Le Président et le Ministre
LE PRESIDENT
Entrez-donc mon ami et venez prendre place
Afin de me conter ce qui vous embarrasse
La réforme est lancée, elle avance à grands pas
Mais je vois bien qu’à tous celle-ci ne plait pas.
Aussi voudrais-je entendre de votre propre bouche
Pourquoi les enseignants prennent ainsi la mouche.
LE MINISTRE
Mon bienfaiteur et Prince ne vous alarmez point
Voyez comme en ces temps je sais rester serein.
J’ai fait ce qu’il fallait et fait preuve d’audace
LE PRESIDENT
Allez contez moi donc je ne tiens plus en place !
LE MINISTRE
J’ai d’abord pour vous plaire modifié les programmes
Pour faire des élèves des besogneux sans âme.
Ils se feront gaver du matin jusqu'au soir
Et n’auront plus de sens à donner au savoir ;
Voilà qui nous fera des citoyens dociles
Qui ne s’attacheront qu’à des choses futiles.
LE PRESIDENT
Fort bien, les programmes sont un bel artifice
Pour manœuvrer les gens non sans quelque malice.
Voyez ce que je fis pour prendre le pouvoir
Promettant des réformes, n’en disant que très peu,
Pour qu’une fois reçu l’aval des isoloirs
Je puisse me sentir libre et faire ce que je veux !
Mais veuillez donc poursuivre votre plan de disgrâce
Car je veux tout savoir !
LE MINISTRE
Voilà ce qui se passe :
Je commence par rayer en trois ans les RASED
Et pour tromper les gens sur le maintien de l’aide
Je laisse aux enseignants l’entière liberté
De s’occuper tous seuls de la difficulté.
Ils auront pour cela comme unique bagage
La chance de pouvoir faire quelques journées de stage !
J’ai enlevé deux heures d’école par semaine
Mais évidemment pas pour ceux qui mal apprennent :
On dit la journée de trop longue durée
Qu’il faudrait réformer notre calendrier
Et moi je vous dis qu’il en faut d’avantage
Et qu’il faut les forcer même jusqu’au gavage !
LE PRESIDENT
C’est à n’en point douter une idée fort plaisante,
Le mérite sera la seule valeur payante !
LE MINISTRE
Pour ceux qui veulent apprendre de maître le métier
Je les envoie le faire à l’université.
Voyez l’inanité d’une bonne formation
Nous qui n’avons besoin que d’agents et de pions !
Cela vous plait-il ?
LE PRESIDENT
Assurément je pense,
Mon humeur est ravie et elle est d’importance
Car c’est elle qui règle le cours de mes pensées
Qui font toujours écho à l’actualité.
Mon caprice me met dans des emportements,
J’ai des mots qui ne sont plus ceux d’un Président,
Je flatte ce qu’il faut des instincts les plus bas,
Parl e plus en mon nom qu’en tant que chef d’état,
Sur toutes mes idées je veux qu’on légifère
Et ne supporte pas qu’on m’empêche de le faire.
Des médias je me sers et grâce à mon emprise
Ils me suivent au mieux dans toutes mes entreprises,
Enfin, si j’utilise les services de la presse
C’est parce qu’aux yeux de tous il faut que je paraisse.
Mais contez-moi encore votre train de mesures.
LE MINISTRE
De l’école en danger j’augmente la fêlure :
Il existe des classes que l’Europe nous envie
Accueillant les plus jeunes des enfants du pays.
Il serait opportun de les faire disparaître
Pour affecter ailleurs ce réservoir de maîtres
Qui ne font de leur temps que des couches changer
Et ne connaissent point les joies de la dictée.
Des enseignants en moins réduiraient nos dépenses
Et il n’y aurait plus de maternelles en Fran ce !
Afin de remplacer les absences des maîtres
Avec tous ceux qui veulent, une agence va naître.
Si celui qui remplace se trouve être plombier,
La chaudière de l’école il pourra réparer,
S’il est mécanicien et connaît son affaire
Les voitures des collègues il pourra bien refaire,
Et si par de la chance il se trouve enseignant
Il pourra pendre en charge d’une classe les enfants !
LE PRESIDENT
Je reconnais bien là votre astuce admirable
Et votre esprit retors qui ne se sent coupable !
Cette école qui veut faire des citoyens
Il faut qu’à l’avenir elle n’en fasse rien !
Œuvrez donc mon ami, la tâche n’est pas mince
Car c’est l’éducation qui menace les Princes !!!!
23:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Mobilisons-nous pour une relance sociale !
Le 29 janvier, mobilisons-nous pour une relance sociale !
Huit organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa,
Solidaires et FSU ) appellent à mobilisation le mercredi 29 janvier prochain.
Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, rien n'a été fait pour améliorer concrètement le pouvoir d'achat des salariés ; quant aux mesures pour l'emploi, elles se font toujours attendre. Le chômage au mois de décembre dernier n'a jamais été aussi élevé depuis..., surtout pour la jeunesse de France !
Face à la crise, les entreprises et le gouvernement doivent mettre en place des mesures réelles pour l'emploi et le pouvoir d'achat. Des garanties collectives doivent être apportées aux salariés, aux demandeurs d'emplois et aux retraités.
Le gouvernement doit respecter le dialogue social pour les projets et propositions de loi liés à la réglementation du travail. Avec les syndicats, exigeons l'abrogation de la loi remettant en cause la réduction du temps travail, réforme sociale mise en place par la gauche, et le retrait définitif du texte sur le travail du dimanche.
La mobilisation se doit d'être massive et réussie. Nous appelons tous les jeunes engagés ou non qui se reconnaissent dans ces revendications, à participer à la journée d'action du 29 janvier en manifestant aux côtés des organisations syndicales.
“La jeunesse n’est pas un problème, c’est la solution !” Cette phrase de
Ségolène Royal reste plus que jamais d’actualité, tout comme nos propositions :
1) Créer le droit au premier emploi des jeunes, pour qu’aucun jeune ne reste au chômage au-delà de six mois sans avoir un accès à une formation, un emploi aidé ou un tutorat rémunérés.
2) Instaurer un prêt à taux zéro de 10 000 euros en faveur de chaque jeune pour l’aider à construire un projet.
3) Créer un service public d’orientation pour que les jeunes soient informés pleinement des débouchés offerts par chaque filière.
4) Créer une allocation autonomie pour les jeunes sous condition de ressources avec un contrat pour faciliter les études et l’entrée dans la vie active.
Colin C.
12:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note












