Le 18 février dernier, après sa rencontre avec les syndicats, Sarkozy a enregistré une intervention télévisée. Mais un couac a agacé le président...
28.02.2009
Une violation de la vie privée
La publication de photos privées à la Une de Paris Match ce matin est « une manière insidieuse de vouloir ramener Ségolène Royal à une sphère people », pour « dégrader son image de dirigeante politique » a jugé Jean-Pierre Mignard, son avocat, ce matin sur Europe 1.
Pour Jean-Pierre Mignard, ce type de publication a toujours lieu « dans des séquences politiques où Ségolène Royal intervient de manière significative ». Or, « elle a joué un rôle très important en Guadeloupe ».
« Bien évidemment, nous allons assigner en référé, nous n'acceptons pas ces procédés. »
Dès la publication de Paris Match, ce matin, le député Jean-Louis Bianco estimait «qu'on mélange la vie privée et sa vie de femme publique. C'est une entreprise de déstabilisation politique. » Il se demande s'il s'agit « d'un possible coup politique » et juge qu'elle est « la seule personnalité politique que l'on traite ainsi ». Il dénonce une « méthode de charognards, de vautours ».
L'eurodéputé Vincent Peillon, a également dénoncé « un viol de la vie personnelle ». « On doit quand même séparer l'ordre privé et l'ordre public. « Manifestement la vie privée est devenue un instrument des campagnes », a-t-il dit mettant en cause notamment le président Nicolas Sarkozy.
Ecouter l'interview de Jean-Pierre Mignard sur Europe 1 :
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26.02.2009
L'enregistrement de son speech foire: Sarkozy s'énerve
Ce jour là, Nicolas Sarkozy ne s'exprime pas en direct. Son intervention est enregistrée par TF1 une vingtaine de minutes avant sa diffusion sur TF1, France 2, France 3 et M6.
Alors que le président a commencé son discours depuis quelques minutes, le réalisateur de TF1 qui officie ce soir là se rend compte que ses propos ne sont pas enregistrés, raconte le journaliste. Nicolas Sarkozy parle donc dans le vide...
Le problème, c'est que personne n'ose interrompre le président rapporte Renaud Revel. Le réalisateur exige qu'on le mette au courant, mais les conseillers de Nicolas Sarkozy ne bougent pas. C'est un technicien qui se décide à prévenir le président, qui sort des ses gonds avant de recommencer son discours. Il termine à 19h55.
Mais Nicolas Sarkozy, s'il s'est reconcentré pour refaire son discours, n'avait pas pour autant digéré l'incident. Le soir même, il a téléphoné à Jean-Claude Dassier, le directeur de l'information de TF1 pour lui demander des explications. Un entretien "bref et musclé" rapporte Renaud Revel.
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25.02.2009
Lancement d'un Plan énergie solaire de la Région Poitou-charentes
Qu’est-ce que le plan photovoltaïque régional ?
Le plan photovoltaïque régional, adopté en janvier 2008, vise à accroître la production décentralisée d’énergie renouvelable, développer l’emploi et la filière photovoltaïque en région et atteindre les objectifs fixés par l’Union Européenne de 20% d’énergie renouvelable en 2020.
Pour la Région, cela se traduit par la mise en œuvre de centrales photovoltaïques sur tous les bâtiments publics qu’elle gère (93 lycées, Maison de la Région) et par un accompagnement des collectivités (pour leurs bâtiments publics, les zones d’activité, etc.), des entreprises et des coopératives agricoles qui disposent de toitures favorables à l’implantation de centrales solaires. Enfin, compte-tenu des disponibilités foncières locales et dans le respect des conditions nécessaires pour garantir un réelle qualité environnementale des projets, plusieurs projets de centrales solaires au sol sont envisagés.
Quels sont ses objectifs ?
Les objectifs fixés pour 2012 sont de 73 GWh (giga watt heures) de production d’électricité solaire en Poitou-Charentes, soit une puissance installée de 65 MWc et plus de 600 000 m² de panneaux photovoltaïques, représentant plus de 400 millions d’euros d’investissements.
En effet, outre les projets en cours de réalisation, la Région prévoit l’installation de 150 000 m² de panneaux solaires sur son patrimoine, les dispositifs de soutien mis en place en direction des collectivités et des entreprises devraient permettre la mise en place de 100 000 m² complémentaires et les centrales au sol pourraient représenter 300 000 m².
Afin de réaliser ces objectifs ambitieux, la Région mobilise des outils de financement et des moyens d’intervention innovants pour faciliter le montage des projets en réduisant l’appel aux subventions et en mobilisant les capacités d’intervention des partenaires, notamment la Banque Européenne d’Investissement et les banques locales dans le cadre du prêt photovoltaïque régional.
Pourquoi avoir choisi le photovoltaïque parmi les énergies renouvelables ?
La Région Poitou-Charentes disposait déjà d’une avance et d’un terrain favorable au développement de la production d’électricité photovoltaïque, il était donc naturel de valoriser pleinement ce potentiel pour atteindre 20% d’énergie renouvelable en 2020.
=> Avec 2250 à 2500 heures d'ensoleillement annuel et 1350 à 1500 kWh/m² d'irradiations annuelles, la Région jouit d’un ensoleillement proche de celui du Sud de la France.
La Région Poitou-Charentes dispose de deux fois plus de centrales photovoltaïques par habitant que la moyenne française : les centrales déjà installées ont une puissance cumulée de production électrique de 2,54 MWc à fin 2007, représentant 5,6% de la puissance installée totale au niveau national, pour 2,8% de la population française seulement.
Par ailleurs, le plan photovoltaïque s’inscrit dans la politique régionale d’excellence environnementale qui se traduit par la mise en œuvre, depuis 2005, du Plan Climat Régional et du Plan Après Pétrole. Plus de 700 millions d’euros ont ainsi été investis depuis 2004 pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le but d’atteindre les objectifs fixés par le protocole de Kyoto et par l’Union Europénne.
En quoi ce plan est-il une première en Europe ?
C’est la première fois qu’une telle synergie de moyens est mise en œuvre pour atteindre un objectif territorial de production d’électricité solaire photovoltaïque, en mobilisant des outils d’intervention avec un effet de levier important.
Avec 400 millions d’euros d’investissements sur le territoire régional, il s’agit également d’un plan ambitieux et novateur par l’ampleur des engagements financiers prévus.
Enfin, c’est la première fois que la Banque Européenne d’Investissement finance un plan porté par une Région avec un partenaire bancaire.
A quoi vont servir les 200 millions d’euros de la B.E.I. ?
Cette enveloppe va servir, sous forme de prêts proposés à des taux attractifs, de financer tous les projets de centrales photovoltaïques(1) en Poitou-Charentes portés par les entreprises, les associations, les collectivités territoriales et les organismes publics.
Concrètement, ces prêts seront proposés en région par les agences du Crédit Agricole de Touraine et du Poitou, de Charente-Maritime Deux-Sèvres et de Charente-Périgord, qui ont été retenues, aux côtés de Crédit Agricole Leasing, pour mettre en œuvre et cofinancer le plan photovoltaïque régional à hauteur de 200 millions d’euros complémentaires. La Région Poitou-Charentes garantira jusqu’à 25% de leur montant les prêts accordés afin d’en améliorer encore davantage les conditions financières.
(1) : D’une puissance supérieure à 15 kWc
A quels taux les prêts seront-ils proposés ?
Les taux d’intérêt seront fixés dans la convention de prêt signée par la Banque Européenne d’Investissement et le Crédit Agricole.
En tout état de cause, l’intervention de la Banque Européenne d’Investissement permet un des meilleurs taux au monde du fait de la bonne tenue de l’euro et du fait du fonctionnement de la B.E.I. qui a été créée en 1958 par le Traité de Rome en tant qu'institution de financement à long terme de l'Union Européenne, avec la mission de contribuer à l'intégration, au développement équilibré et à la cohésion économique et sociale des États membres de l'UE.
Le Crédit Agricole a été retenu au terme d’une procédure d’appel à projets lancée par la Région Poitou-Charentes pour la gestion de la ligne de crédit de 200 M€ sollicitée auprès de la B.E.I pour le financement de son plan photovoltaïque.
Afin de réduire le risque financier porté par le Crédit Agricole, la Région garantira jusqu’à 25% de leur montant les prêts accordés de façon à améliorer encore les taux d’intérêt proposés.
Les taux d’intérêt par catégorie seront présentés le 27 février 2009, à l’occasion de la signature du partenariat B.E.I., Région, Crédit Agricole.
Quelles sont les autres aides proposées par la Région ?
La Région Poitou-Charentes a déployé un ensemble de dispositifs complémentaires pour favoriser le développement du photovoltaïque.
Outre le partenariat avec la Banque Européenne d’Investissement et le Crédit Agricole pour le financement du plan photovoltaïque régional avec 400 millions d’euros de liquidités sur la période 2009-2012, la Région mobilise les outils d’intervention suivants :
Depuis plusieurs années, la Région soutient, dans le cadre du Fonds Régional d’Excellence Environnementale, les projets de centrales photovoltaïques avec des aides directes à l’investissement sous forme de subventions. En 2009, un budget de 10 millions d’euros a été prévu à cet effet en mobilisant les fonds européens (FEDER). Cette enveloppe permettra de soutenir le développement de centrales photovoltaïques réalisées par des collectivités, des associations ou des entreprises jusqu’à une puissance de 250 kWc avec des aides pouvant atteindre 2 €/ Wc. En parallèle, la Région soutient également les installations photovoltaïques réalisées par les particuliers sur leur résidence principale.
La Région est à l’initiative, aux côtés d’EDF et de la Caisse des Dépôts et Consignations, de la création de la Société Coopérative d’Intérêt Collectif Poitou-Charentes Energies Renouvelables qui réalise et exploite des centrales photovoltaïques sur le patrimoine des collectivités ou des entreprises. La Caisse d’Epargne, le Crédit Mutuel et Dexia sont également associées dans cette société qui investira 13 millions d’euros sur 5 ans pour développement du photovoltaïque.
La Région a engagé la mise en place de centrales photovoltaïques dans tous les lycées qu’elle gère (soit plus de 90 établissements).
La Région lance un appel à projets en direction des industriels pour l’implantation d’unités de production de panneaux photovoltaïques sur son territoire.
Est-ce que la Région a prévu un accompagnement pour les collectivités ou les entreprises qui n’ont pas d’expérience ou peu de moyens pour développer des centrales photovoltaïques ?
C’est précisément la mission de la S.CI.C. Poitou-Charentes Energies Renouvelables. En effet, en occupant par le biais de contrats de location les toitures des bâtiments concernés, elle permet la réalisation de centrales photovoltaïques sur le patrimoine de collectivités et d’entreprises sans que ces dernières aient à prendre en charge les investissements. De plus, elle les accompagne de manière à ce que ces structures puissent acquérir les compétences nécessaires à la réalisation de leurs futurs projets dans le secteur de l’électricité solaire.
Le plan photovoltaïque va t-il entraîner des dépenses supplémentaires pour la Région ?
Le plan photovoltaïque régional ne viendra pas pénaliser la capacité d’investissement de la Région car celle-ci mobilise des outils d’intervention innovants permettant d’optimiser la capacité d’intervention des partenaires pour un meilleur effet de levier.
Le partenariat avec la BEI et le Crédit Agricole l’illustre bien. Plutôt que d’augmenter les dépenses de la Région, ce plan de financement permet de réaliser les travaux à coût quasi-nul pour le contribuable.
C’est aussi la raison pour laquelle la Région a décidé de lancer un appel à candidatures portant sur la valorisation du domaine public régional afin que les opérateurs de la filière photovoltaïque puissent occuper les toitures des lycées afin d’y réaliser et exploiter des centrales photovoltaïques. Cette opération est rendue possible par la délivrance d’autorisations d’occupation temporaires pour une durée de 20 ans. Les premiers projets ainsi réalisés verront le jour en 2009 dans les lycées Paul Guérin de Niort (79), Sillac d’Angoulême (16) et Xavier Bernard de Rouillé (86).
Quel est l’effet économique attendu sur le territoire ?
Avec plus de 400 millions d’euros d’investissements, le plan photovoltaïque régional va générer la création de 1000 emplois directs d’ici 2012, sur toute la filière depuis la production des panneaux jusqu’à leur installation et à la maintenance des centrales.
La Région a d’ailleurs lancé un appel à projets en direction des acteurs de la filière afin d’encourager l’implantation d’unités de production de panneaux photovoltaïques sur son territoire afin de constituer une filière d’approvisionnement locale permettant de réduire l’impact environnemental des transports et d’améliorer la qualité de service. Une enveloppe spéciale de 1 million d’euros a d’ores et déjà été réservée pour accompagner le financement des projets qui verront le jour.
Concrètement, à partir de quand le prêt photovoltaïque va t’il fonctionner ?
Le prêt photovoltaïque régional sera opérationnel dès la signature de la convention entre la BEI, la Région et le Crédit Agricole prévue le 27 février 2009. Les autres dispositifs du plan photovoltaïque régional sont déjà opérationnels.
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24.02.2009
Guadeloupe
Chers amis,
Vous savez peut-être que je suis originaire de Guadeloupe. Ma maman y vit ; j'y ai ma famille, des amis. Pour ceux qui connaissent, ma famille est originaire plutôt de la Basse-Terre (c'est-à-dire la partie volcanique et montagneuse de l'archipel) même si maintenant, j'ai une maison à Saint-François, tout à l'Est de la Grande-Terre.
Je ne vais pas vous proposer une grande analyse, mais juste deux ou trois idées en désordre qui me viennent à l'esprit.
La première, c'est que je voudrais contester l'impression éventuelle de racisme qui se dégagerait du mouvement actuel "La Guadeloupe est à nous" rappelle peut-être à certain "La France aux Français". Mais je dois vous dire que le rapprochement n'a pas lieu d'être. Rappelez-vous que Jean-Marie Le Pen a été empêché d'atterrir en descendre 1997, d'abord à l'aéroport du Lamentin en Martinique, puis, son avion s'étant posé au Raizet en Guadeloupe, des centaines de citoyens envahissant les pistes lui ont interdit de descendre. Aujourd'hui, certes, des slogans sont ambigus, mais les dirigeants politiques antillais les ont tous condamnés. D'ailleurs, ce ne sont pas les békés dans leur ensemble qui sont pris à parti ; mais les quelques familles milliardaires qui détiennent quasiment toute l'économie de l'archipel. Il y a beaucoup de békés pauvres en Guadeloupe, même très pauvres, et qui vivent dans des villages retirés à l'intérieur de la Grande Terre, dans les Grands fonds de Sainte-Anne ou de Saint-François par exemple.
La deuxième idée que je veux vous exposer est la suivante : le mouvement Guadeloupéen est à rapprocher non pas du ras-le-bol social qui a lieu actuellement en métropole, mais plutôt du vaste mouvement "vers la gauche" qui a lieu en ce moment en Amérique. Et oui, on l'oublie souvent, la Guadeloupe est ... une terre d'Amérique. Et les antillais sont proches géogrphiquement, mais aussi par la musique, par la langue, par le métissage, par la culture, de leurs voisins d'Amérique. Proches par le coeur en somme. Proche de Cuba, la grande soeur des Caraïbes, pour laquelle les antillais ont toujours une certaine affection. Proche du Venezuela, une des destinations favorite pour les vacances, dont le chef de l'Etat est également bien aimé aux Antilles. Mais proche, en somme, du Chili de Michelle Bachelet, du Nicaragua de Daniel Ortega, du Brésil de Lula, du Costa Rica d'Arias, de la Bolivie de Morales, de l'Uruguay de Vasquez, du Paraguay de Lugo, le Guatemala de Colom... Et je dirais comme un clin d'oeil, du Porto Rico d'Obama !!
Tous ces chefs d'Etat, auxquels il faut ajouter Correa Delgado en Equateur et Kirchner en Argentine, mènent des politiques de gauche. A des degrés divers bien entendu. Degrés divers dans la redistribution, notamment la redistribution des terres. Degrés divers dans la reconnaissance des minorités, en particulier les minorités améridiennes et noires. Degrés divers dans l'opposition aux Etats-Unis (on peut supposer à ce sujet que l'arrivée d'Obama pourrait changer la donne). Degrés divers dans la nationalisation des richesses naturelles.
On me dit de rajouter : "degré divers dans le populisme" en pensant très fort à Morales, Christner et Chavez. Pour ma part, je ne crois pas que nous ayons des leçons à donner aux peuples d'Amérique latine dans ce domaine, ici, depuis l'Europe de Sarkozy et de Berlusconi.
Bref, tout ça pour dire qu'il y a comme un grand mouvement de libération des peuples d'Amérique ... auquel les Antilles participent.
C'est à ce vaste mouvement que s'apparente aussi le président de la Région, Victorin Lurel, un homme politique qui a accéléré sa carrière en s'opposant aux accords de Basse-Terre, élaborés en 1999 par Lionel Jospin, en complicité avec les indépendantistes et la droite (dans la même inspiration que les accord de Matignon pour la Corse), mais rejetés par la population, dont Lurel au premier rang, avait éveillé les consciences. Victorin Lurel est aussi un homme profondément imprégné de la culture d'Amérique Latine, notamment littéraire.
Enfin, je voudrais m'insurger contre une idée reçue très désagréable : "les Antilles sont sous perfusion de la métropole / les antillais sont des assistés". Certes, l'Etat central accorde une prime à ses fonctionnaires sur place. Certes, l'Europe accorde des subventions à la banane et à la canne a sucre. Mais l'Etat accorde des primes bien plus importantes à ses focntionnaires des Grands corps : dit-on que ce sont des assistés ? L'Europe accorde plus encore de subventions aux grands céréaliers de la Beauce, dit-on que c'est l'assistanat ? Et même : en quoi cet argent qui vient de métropole aide-t-il l'antillais de la rue ? En gonflant le pouvoir d'achat des fonctionnaires, il fait monter les prix du logement et des biens de consommation courante. En enrichissant les grands exploitants agricoles, il ne fait que renforcer leur position économique. Le RMiste antillais n'a pas plus que le RMiste savoyard, vendéen ou parisien. Pourquoi l'un est "sous perfusion" et l'autre non ? Quel est le sous-entendu ?
Voilà chers amis, j'ai été plus long que je ne le voulais, mais ces quelques points me tiennent à coeur et je suis content de vous en avoir fait part.
amitiés
Pascal
PS : La Guadeloupe n'est pas une Ile, comme on le lit à longueur de colonnes, mais un ARCHIPEL, elle est composée de plusieurs Iles : la Basse-Terre, la Grande-Terre, Marie-Galante, Les Saintes (elles-mêmes un petit archipel), la Désirade, Petite-Terre.
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Après 2 intervention télé: -7% pour Sarkozy dans les sondages
Selon un sondage Ifop pour Le Journal du dimanche, la cote de popularité du président de la République est en chute libre par rapport à janvier 2009.
Aujourd'hui, 5% des sondés se disent "très satisfaits" de son travail, et 32% plutôt satisfaits, soit un total de 37%. En janvier, ils étaient 44.
En revanche, le nombre d'insatisfaits augmentent: ils sont 33% à être plutôt mécontents, et 29% à être très mécontents, soit 62% (contre 56% en janvier).
Pour François Fillon, même tendance: il passe de 51% de satisfaits en janvier à 46%, restant devant Nicolas Sarkozy.
Qu'est-ce que cela signifie?
Pour Jean-Luc Parodi, consultant Ifop, dans Le JDD, cela signifie que les interventions télévisées du président ont été un échec, car le taux de satisfaction est plus bas après qu'avant. Les personnes interrogées critiquent notamment le "retard à intervenir sur la Guadeloupe".
21:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.02.2009
Ca suffit, ça suffit !
J'en ai marre, marre, marre de voir cette presse nauséabonde publier des articles douteux, qui pourissent l'image de Ségolène ROYAL à tour de bras, celle du Parti socialiste, et créent des problèmes et des scoops là où il n'y en a pas, en dénigrant parfois de façon sale, les personnes et les actes... La politique aussi!
Le Figaro a titré cette semaine à propos de la visite de Ségolène ROYAL en Guadeloupe, territoire français délaissé par le pouvoir de droite au moment-même où l'île se soulève et revendique l'arrêt de la vie chère et plus globalement du néocolonialisme: "Le tourisme électoral de Ségolène ROYAL" ou encore "ROYAL soulève une polémique en s'invitant en Guadeloupe".
L'ancienne candidate à la présidentielle ne soulève aucune polémique, fort bien accueillie à son arrivée en Guadeloupe par les habitants, discrète pendant les obsèques de Jacques BINO, le syndicaliste tué pendant les protestations populaires, et surtout invitée de Jacques BANGOU, maire de Pointe-à-Pitre et des leaders syndicaux! Au moment où la Guafeloupe pleure l'un des siens, je revendique avec Ségolène ROYAL, davantage de "respect" dans les déclarations.
Marre de cette couverture bas de gamme de l'information, de cette écriture qui elle, est polémique. Marre d'entendre le MEDEF local vociférer vulgairement, en réclamant que Ségolène ROYAL, je cite, "se casse", alors même que ce "syndicat des profiteurs", comme le dit la députée socialiste Delphine BATHO, représente le patronat voyou responsable avec le Gouvernement de cette mobilisation sans précédent en Guadeloupe, ainsi que des maux de ses habitants.
Je vous livre ici ce mot du Président de Désirs d'avenir, Jean-Pierre MIGNARD, qui résume l'esprit de cette visite essentielle, incontournable et amicale:
"La présence de Ségolène Royal aux obsèques de Jacques Bino syndicaliste tué lors des affrontements récents à la Guadeloupe revêt une évidente et importante signification.
Lors des élections de 2007 la Guadeloupe lui avait réservé son appui. Elle fait à son tour un geste en direction des Guadeloupéens dans ces heures difficiles, en se rendant sur place à l’invitation du maire de Pointe-à-Pitre. C’était bien le moins."
C.C.
21:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Quelques infos rapportées par les guadeloupéens en colère
Les DOM-TOM (520 euros/hab/an) coutent moins chers que la Corse (2400 euros/hab/an) ou la métropole (1200 euros/hab/an).
Alors renseignez vous et lisez le rapport du délégué interministérielle à l’égalité des chances des français d’outre mer (Patrick Karam) !!!
Par ailleurs sans les DOM-TOM, la France ne posséderait pas la 3eme zone maritime mondiale ni aucun droit sur les droits de douane et passage pour le Canal du Panama (grâce aux Antilles) et du Canal de Suez (La Réunion).
Renseignez vous, Bernard Pons disait lui même en 1986 que les DOM-TOM rapportaient à la France "largement plus que ce qu'ils lui coûtent".
Par ailleurs les Antillais sont français qui cotisent et paient des impôts comme n’importe quel français, ils sont en réalité plus taxés que les métropolitains (en plus de la TVA, on paie ici 3 taxes d’octroi de mer sur tout produits importé) et paient des impôts locaux aussi élevé qu’en Région Parisienne. Alors par pitié cessez de dire n’importe quoi, les Antillais ne vivent pas grassement sur les impôts de leurs compatriotes de métropole !!!
Je vais certainement me faire censurer comme dab mais voilà :
Je peux comprendre que les 8000 km qui nous séparent de la France Métropolitaine fassent que certains de nos compatriotes ne maîtrisent pas trop le sujet. Le traitement déplorable des médias n'y est pas étranger?
Donc petite piqure de rappel :
1- les manifestants ne demandent rien à l Etat:
Ni argent, ni RSA, ni monnaies sonnantes et trébuchantes. Ce sont les patrons (Béké, medef) qui ont sollicités de l’Etat, ces derniers ont voulu tirer partie de la grève en demandant une énième aide en échange d'augmentation des salaires les plus bas. Ils bénéficient déjà d'exonérations de charge, de la défiscalisation, de nombreuses aides qui proviennent de l'Etat et de l'Europe- (la liste n'est pas exhaustive).
2- Les manifestants n'ont pas et jamais demandé l'indépendance:
Vous ne trouverez nulle part une demande d'indépendance de la part des manifestants. Le choix d’être français a été tranché à maintes reprises (Referendum de 1946, de 1962 et 2003). Les Guadeloupéens ne demandent qu’une chose, l’EGALITE DES DROITS pour tous les française de Métropole et d’Outre Mer.
Par ailleurs, l’indépendance ne se donne pas, elle se prend et se conquiert par les peuples, la Guadeloupe elle est française depuis 1635 !!!
3- Les Guadeloupéens ne sont ni xénophobes, ni racistes:
Ce sont les békés qui vivent entre eux, se marient entre eux, travaillent entre eux en excluant les antillais. D’ailleurs les antillais sont tous plus ou moins métissés !
Vous ne trouverez aucun cadre de direction dans les entreprises tenus par eux, les annonces d'emplois ne paraissent même pas en Guadeloupe, mais directement en France, via des cabinets de recrutement. Nous vivons et côtoyons les descendants d'esclavagistes et à ce jour les antillais n'ont jamais eu l'attitude que eux ont envers nous.
4 - Les manifestants demandent 200€ d'augmentions pour les bas salaires: Cette revendication est légitime, comme je l'ai expliqué plus haut les patrons antillais bénéficient de nombreuses aides qui leur permettent d'empocher de substantiels bénéfices. Ces aides venant de l’Etat se sont vous, nous qui les payons pour enrichir des patrons qui exploitent les antillais !!! Le salaire d'un Antillais est de 20% à 30% voir 50% inférieur à ceux proposés (à compétence égale) en métropole. Quand on sait que la bas tout coûte plus cher de 20% à 30% comment voulez vous que les gens s'en sorte???
Comment peut-on croire qu'avec un coût de production moins élevés et de telles majorations de prix les patrons Antillais prétendent ne pas pouvoir augmenter les salaires???
Que vous ayez fait des études ou non, ont vous proposera le smic, les emplois sont rares les patrons en profitent pour sous payer leurs employés.
En conclusion:
La fin du système néocoloniale (exclusivité de la Métropole et application stricte des lois de la République) et de l'exploitation, voila ce que les Guadeloupéens demandent, qu'on leur donne les moyens de travailler et de vivre de leur travail et non du RSA ou autre RMI.
Qu'on arrête de donner des sommes exorbitantes, sans contrepartie, sans aucun contrôle a des patrons qui ne font que s'enrichir en exploitant le coté insulaire de la Guadeloupe et leurs habitants. Que ces dites sommes servent à développer l'économie, a payer décemment les salariés pour qu'enfin l'économie de la Guadeloupe ne repose pas uniquement sur le tourisme.
Que les abus soient réprimandés : fin du monopole de certaines familles qui empêchent la concurrence, veille des prix, contrôles serré des sommes envoyés par l’Etat et l’Europe, etc... L’Etat aurait tout à gagner à développer des partenariats avec les autres îles des Caraïbes (Puerto Rico, St Domingue, Trinidad) avec les autres continents, la Guadeloupe est à 4 heures de l'Amérique du Sud et à 2 h des USA.
Nous sommes des français à part entière alors de grâce cessez de nous comparer aux habitants des pays voisins (Haïti, Cuba, République Dominicaine, etc.) !!! Aucun métropolitain n’aimerait qu’on lui balance à la figure qu’il doit être heureux et la fermer parce qu’il gagne plus et vit mieux qu’un Roumain ou qu’un Polonais. Nous ne sommes pas cubain ni haïtien mais français comme vous et même depuis plus longtemps que certains d’entre vous(N’est ce pas Mr le président SARKOZY…) !!!
En espérant que certains comprendront un peu mieux leurs compatriotes des Antilles et leur apporteront leur soutien dans cette lutte.
Cordialement,
J-M.C.
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22.02.2009
Les prix à la consommation baissent... Ah bon?!
-0,4% en janvier, paraît-il. Mais tout le monde ne s'en aperçoit pas. Et Luc Chatel tape du poing sur la table.
Le chiffre vient de tomber.
Les prix à la consommation ont chuté de 0,4% en janvier, par rapport à l'an dernier.
En décembre, ils avaient déjà enregistré une petite diminution de 0,2%, rappelle Nouvel Obs.
Mais dans les rayons des supermarchés, cette baisse n'est pas si évidente.
"Non, non, je ne vois pas du tout... Au contraire, tout augmente", affirme une consommatrice d'un supermarché de l'Essonne, sur RTL.
Et pour cause, dit Luc Chatel, secrétaire d'Etat à la consommation. Il y a des industriels "qui ne jouent pas le jeu" et qui continuent à augmenter leur prix malgré la baisse du coût des matières premières, a-t-il expliqué ce jeudi à Gif-sur-Yvette où il a visité un supermarché, relate Le Parisien. Avec comme exemple, les pâtes dont le prix n'a pas varié alors que le blé est moins cher.
Les industriels ne sont pas les seuls à être montrés du doigt...
L'UFC Que Choisir et les syndicats agricoles dénoncent les pratiques de la grande distribution et demandent plus de clarté dans la fixation des prix. Selon eux, l'écart entre les prix en rayons et les sommes versées aux producteurs est de plus en plus important.
Un exemple entendu sur RMC. Depuis les années 90, le prix de l'entrecôte a augmenté de 6€ pour le consommateur alors qu'il n'a augmenté que de 2€ pour les éleveurs.
Les discussions pour la fixation des prix risque d'être chaude.
Tout doit être signé avant la fin février, dit Europe 1. "L'objectif, c'est qu'à la fin, les prix baissent dans les magasins", a affirmé Luc Chatel. Mais rien n'est moins sûr...
Avec la baisse de la consommation, industriels et commerçants sont tentés de conserver des prix élevés pour pallier la baisse des volumes vendus.
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PS : Peillon, Valls et Rebsamen ne seront pas dans la direction
Le principe en avait été acté mercredi soir. Hier, Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal, a précisé que l'entrée des royalistes dans la direction du Parti socialiste devrait être finalisée « en début de semaine », des « contacts » étant prévus ce matin avec Martine Aubry. « David Assouline fera ensuite la tournée des trois, quatre dirigeants pour voir si l'architecture va », a-t-il expliqué. L'eurodéputé PS, qui réclame la tête de liste dans la grande région Nord-Ouest aux élections européennes de juin, a assuré que « la question du rassemblement des socialistes n'est pas liée à des marchandages de postes » et a revendiqué une dizaine de postes, en comptant les adjoints éventuels. Sans citer de noms, Vincent Peillon a évoqué « quelques personnalités qualifiées », indiquant que lui-même ou d'autres dirigeants du courant royaliste comme Manuel Valls et François Rebsamen n'entreraient pas dans cette direction. Pour lui, le rapprochement entre les deux clans, trois mois après le congrès fratricide de Reims - désastreux pour l'image du parti -, s'explique par le fait que « les Français sont en grande insécurité » et qu'« on ne sait pas ce que va être 2009 ». « La première condition de toute formation politique avant le rassemblement de son camp est de se rassembler », a insisté Vincent Peillon. Ségolène Royal, qui a pourtant épinglé la maire de Lille dans un ouvrage récent pour sa morgue supposée à son endroit, a reconnu la semaine dernière la légitimité de sa rivale : « Martine Aubry est la chef du Parti socialiste, et moi je suis derrière », a-t-elle affirmé.
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21.02.2009
Européennes : pas de place pour Peillon dans le Sud-Est
Vincent Peillon ne sait pas encore où il sera candidat aux élections européennes. S'il revendique la tête de liste dans la grande Région Nord, celle-ci est déjà demandée par les responsables locaux. Au sein de la direction du PS, on a pensé qu'il pourrait se présenter dans le Sud-Est, un bastion royaliste. Las ! Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guerini, et le maire de Lyon, Gérard Collomb, ont fait savoir qu'ils avaient leurs candidats : Patrick Mennucci et Thierry Philip. Martine Aubry devra donc faire un effort ailleurs pour que le bras droit de Ségolène Royal puisse se présenter en juin.
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