31.03.2009
Redonnons un coup de jeune à la démocratie !
Le président Sarkozy tombe dans les sondages . Une preuve de plus, s’il en était besoin, de la crise profonde de la démocratie représentative dans notre pays. Comme toujours dans ces cas là, nos dirigeants ne manquent pas d’arguments pour tenter d’expliquer cette situation et la crise boursière tombe à pic pour détourner l’attention des français des sujets de fond. On finit par nous faire croire que, face à la mondialisation, les marges de manœuvres pour agir sur notre économie sont quasi nulles. Mais les vraies questions ne sont jamais posées.
Le président Sarkozy déçoit (son style aussi bien que sa politique) pourtant il est comme il a toujours été et fait ce qu’il avait promis de faire. Alors on se demande pourquoi 53% des français, surtout parmi les classes populaires, ont voté pour lui et surtout s’ils l’ont fait en toute connaissance de cause. Et que dire de la colère de tous ceux qui n’ont pas voté pour lui ? Celle-ci finit par se retourner contre la démocratie elle-même car ils sont de plus en plus nombreux à se dire : « A quoi bon voter, finalement ? » Et en nous observant, tous les anti-démocrates se frottent les mains. On vous l’avait bien dit ! La démocratie, ce n’est que la dictature de la majorité sur la minorité, prétendent ceux qui ne votent jamais. La «démocratie bourgeoise» a été créée pour servir la bourgeoisie capitaliste, affirmaient aussi les régimes communistes pour justifier le totalitarisme. La démocratie est incompatible avec la foi religieuse, soutiennent maintenant les intégristes islamistes. La démocratie est inadaptée aux pays sous-développés, entend-ont dire encore pour justifier les pires dictatures. Trop de démocratie nuit à la suprématie de la finance et des multinationales, pourrait-on aussi rajouter, en disant tout haut ce que certains ultra-libéraux pensent tout bas.
Que faire, alors ? Tout simplement répondre à la bonne question. Ce qui ne marche plus dans notre système politique, ce n’est pas un ras-le-bol contre la démocratie elle-même, mais plutôt l’usage qui en est fait par nos dirigeants. Car c’est bien l’insuffisance de démocratie qui menace la démocratie, pas l’inverse. La meilleure preuve en est l’usage des sondages d’opinion de plus en plus fréquents. Faut-il s’en plaindre ? L’opinion est versatile, on le sait, mais elle demande à s’exprimer de plus en plus quand les médias lui en donne l’occasion, phénomène tendant même à remplacer la manifestation de rue. Internet est devenue aussi l'un des plus formidables moyens d’exprimer son opinion. D’où la nécessité de disposer d’une presse, de radios et de chaînes TV qui soient vraiment libres et indépendantes. Pour nommer cette influence grandissante de l’opinion sur la vie politique, on parle volontiers de doxocratie. Mais certains y voient le risque d’une dictature d’opinion qui menacerait le besoin nécessaire du temps et de la réflexion propre aux grandes décisions politiques. Ce risque existe. La loi abolissant la peine de mort n’aurait certainement pas été votée en 1981 si l’on avait demandé l’avis de l’opinion. Mais il s’agit d’un cas particulier où les passions priment sur la raison.
Les Français veulent s’exprimer davantage et pas seulement en déposant de temps un temps un bulletin dans l’urne pour donner carte blanche à des élus qui ont trop vite tendance à les oublier. Il faut leur en donner les moyens et faire en sorte que leurs avis soient réellement pris en compte. C’est là qu’intervient la mise en place d’une véritable démocratie participative que Ségolène Royal avait commencé à ébaucher et avait voulu inscrire dans son programme. Le PS s’en souviendra t-il ?
MS.Q.
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Les "abus de richissimes prédateurs"
Ségolène Royal a fustigé, samedi 28 mars, les "abus de richissimes prédateurs" de l'économie française, évoquant superbonus et parachutes dorés, et dénoncé "la mollesse, l'absence de courage du pouvoir en place" pour remettre de "l'ordre juste".
Interrogée par la presse à l'issue de l'assemblée générale de son association Désirs d'avenir, l'ex-candidate PS à la présidentielle a déclaré: "nous avons soif en France de justice, de respect et de fraternité. Tous ces abus de richissimes prédateurs sont à la fois le contraire de la justice, du respect et de la fraternité".
"Ça menace la dignité humaine"
La présidente de Poitou-Charentes juge que "ça menace la dignité humaine", "cette façon d'oiseaux de proie (...) d'écrasement des salariés qu'ils ne rechignent pas à jeter à la rue pendant qu'ils accumulent des fortunes pour lesquels il faudrait plusieurs vies, parfois dix, vingt vies pour pouvoir dépenser le dixième de ce qu'ils ont accumulé".
"Le pouvoir en place depuis deux ans oppose à cette prédation sur l'économie française une mollesse, une absence de courage qui me semblent particulièrement coupables", a-t-elle estimé.
"Les Français sont révoltés par cela, c'est une révolte qui gronde parce que la France a besoin de réformes pour combattre la crise, mais quand il n'y a ni justice, ni respect ni fraternité, les réformes ne peuvent pas réussir, le pays ne peut pas être réuni", a-t-elle poursuivi.
"L'État a la puissance d'intervenir pour remette de l'ordre juste"
"Tout ce qui divise le pays, cet excès de richesses et cette accumulation de pauvreté de l'autre divise et fragilise le pays", a encore jugé Ségolène Royal, pour qui "l'Etat a la puissance d'intervenir pour remette de l'ordre juste et il ne le fait pas".
"Si la presse n'avait pas parlé de ces superbonus et de ces parachutes dorés, jamais les personnes concernées n'auraient renoncé à ce racket", a-t-elle observé.
21:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.03.2009
Royal toujours plus fraternelle
Ségolène Royal a fait salle comble samedi au Théâtre Déjazet, à Paris, dans le cadre de l'assemblée générale de son association, Désirs d'avenir. L'occasion pour l'électron libre du PS, une semaine après le Printemps des libertés en demi-teinte organisé par Martine Aubry au Zénith, de fustiger "un pouvoir complice" des dérives financiers actuels.

Les militants sont déjà debout, à applaudir. Le "chauffeur de salle" les a fait lever trop tôt: "Mes amis, Ségolène est sur le point d'arriver. Asseyez-vous, vous risquez d'avoir des crampes!" Le temps de faire un peu de pub: "Le DVD Une campagne pour l'avenir est en vente à la sortie. Je sais que vous êtes là pour la voir. Mais je vous le dis quand même: dans ce DVD, il y a Ségolène!" Et la voilà enfin. Ségolène Royal débarque, samedi en milieu d'après-midi, à l'assemblée générale de son association Désirs d'avenir réunie à Paris.
Quelque 800 membres de "DA" s'entassent dans les travées du Théâtre Déjazet. Les uns brandissent des appareils photo, d'autres des bouquets de fleurs. Et tous clament en choeur: "Ségolène présidente!" Jean et pull blanc à poches pailletées, Ségolène Royal monte sur scène, tout sourire. Elle salue ses "très très chers amis" de DA. Pas "un courant, encore moins un sous-courant", mais "un mouvement ouvert". Royal fustige les "délinquants très riches, ces oiseaux de proie" pouvant "compter sur la mollesse d'un pouvoir complice", et elle conclut son discours sur "la fraternité": "Ce devrait être le principe de tout gouvernement" ! Standing ovation.
Avec Régis Debray
Fraternité? Une semaine après le flop du Zénith de Martine Aubry sur les "libertés", Ségolène revendique sa valeur fétiche, qu'elle scandait en septembre. Mais, cette fois, elle a une caution de poids: "J'ai entendu que le people et le glamour ne suffisent pas et comme, malgré les apparences, c'est aussi ma conviction, nous avons invité Régis pour réfléchir", attaque-t-elle. Régis, c'est l'intellectuel Régis Debray, qui vient de publier Le Moment fraternité (Gallimard). Quand Ségolène était jeune conseillère inconnue à l'Elysée, Debray était une star de la Mitterrandie. Il tutoie Royal. La remercie d'avoir "su donner une nouvelle jeunesse à un mot oublié, refoulé, devenu presque incongru".
Les militants boivent du petit-lait en entendant le philosophe vanter une fraternité qui "ne fait pas partie du vocabulaire du chef de l'Etat" car "il n'appartient pas à la mode libérale anglo-saxonne". Avis à ceux qui s'étaient gaussés de Ségolène au moment de sa fête de la fraternité au Zénith. "Peut-être que la prochaine fois, on rira un peu moins", prévient Jean-Pierre Mignard, le président de DA. "En septembre, vous vous êtes tous moqués de Ségolène, s'emporte Amale, une libraire. Les médias ont glosé sur le côté people, mystique, sur sa tunique indienne, mais la fraternité, c'est un concept politique, Ségolène est toujours en avance."
Le meeting s'achève avec une nouvelle standing ovation. Les adhérents attendent les prochaines réunions majeures du mouvement, un colloque "de la fraternité" le 29 avril, et un forum social "de la fraternité" encore, à Montpellier fin septembre. Ségolène Royal enchaîne des dédicaces sur son dernier livre. Une militante lui glisse un bonbon: "Parce qu'elle nous a offert une superbe AG. D'habitude, les discussions sur les statuts, c'est un peu sec. Là, c'était un vrai régal!" Sylvain, nouvel adhérent de l'association, s'enflamme: "Ségolène rayonne. Elle est au-dessus de la mêlée, elle a raison." Certains militants s'inquiètent auprès des journalistes: "Ne parlez pas que des applaudissements. Il y a du fond!"
Le JDD
Un commentaire laissé sur le site qui me plaît beaucoup : Réactions à l'article : "ancien militant RPR depuis plus de 35 ans .... décidément je deviens un fervent de Ségolène que je trouve vraiment amicale pour notre peuple"
18:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Interview
18:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ségolène Royal galvanise les troupes
Ségolène Royal a galvanisé samedi les troupes de son association Désirs d'avenir, les exhortant à se "faire respecter" au sein du PS, fustigeant les "oiseaux de proie" de l'économie française et exaltant les valeurs de fraternité, en présence d'un Régis Debray conquis.
Dans un théâtre Dejazet plein, quelque 800 "fans" ont accueilli avec enthousiasme l'ex-candidate à la présidentielle, vedette de l'assemblée générale de l'association, relancée à cette occasion.
Applaudissements, salle debout scandant "Ségolène présidente", la présidente de Poitou-Charentes, long pull-tunique blanc, a souri du "grand nombre" de ses "chers amis" qui ont ri, songeant au récent flop de Martine Aubry, patronne du PS au Zénith sur les libertés. Sur scène, l'entouraient une vingtaine d'adhérents et ses fidèles lieutenants Jean-Louis Bianco et Dominique Bertinotti.
Tête de pont de l'ambition présidentielle de Mme Royal pour 2012, D.A. revendique quelque 9.000 adhérents. Mais vis-à-vis du PS, "pas de compétition entre nous! c'est la même maison", a recommandé son président l'avocat Jean-Pierre Mignard.
Et la présidente de Poitou-Charentes d'exhorter: "Soyez ouverts, soyez exemplaires, faites vous respecter vous et vos idées sans état d'âme mais sans vous perdre dans les jeux d'appareil stériles".
Pour elle, D.A n'est "pas un courant, encore moins un sous-courant", mais "un mouvement ouvert", "espace de réflexion et d'éducation populaire", "catalyseur d'idées", "vecteur de la démocratie qui s'enracine dans l'histoire de la gauche, sans tabou".
D.A. tiendra sa première "université populaire" sur la "fraternité", le 29 avril. Est prévu également un "Forum social" de la fraternité à Montpellier fin septembre.
Ségolène Royal le 28 mars à Paris lors de l'assemblée générale de l'association qu'elle a fondée "Désirs d'avenir"
Rappelant le "contexte social extrêmement tendu", Mme Royal a fustigé bonus et parachutes dorés de ces "délinquants très riches, ces oiseaux de proie" pouvant "compter sur la mollesse d'un pouvoir complice qui se la joue ferme dans ses discours mais tellement sans courage dans les actes".
Pour elle, "tout un pays (est) tendu vers une soif de justice sociale, révulsé par des comportements prédateurs, une sorte de délinquance des plus riches", alors que la "fraternité devrait être un principe de tout gouvernement".
Hommage également au leader guadeloupéen du LKP, Elie Domota: "sans lui, ce mouvement social aurait pu basculer dans le sang".
Et parce qu'elle a entendu que "le people et le glamour, ça ne suffit pas et --que malgré les apparences, c'est également ma conviction-- nous avons invité Régis pour réfléchir", a-t-elle malicieusement glissé.
Le philosophe Régis Debray, auteur d'un récent essai "Fraternité!", a salué celle qui "a su donner une nouvelle jeunesse à un mot oublié, un mot refoulé", "presque incongru". "Tu l'as remis à la mode", "redonné de la chair et du sang", a-t-il lancé, en allusion à sa fête controversée de la fraternité au Zénith en septembre 2008.
L'ancien conseiller de François Mitterrand s'est taillé un beau succès, jugeant que fraternité "ne fait pas partie du vocabulaire du chef de l'Etat", car "il n'appartient pas à la mode libérale anglo-saxonne" ou lançant "Tout est fait pour l'egosystème ou le tout à l'ego".
"Le refus, donc le combat, le projet, donc le programme, l'organisation, donc la discipline, le réseau, l'agir ensemble. Cette chaîne-là, elle a de l'avenir.
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26.03.2009
Les secrets de la semaine où les patrons ont cru perdre leurs stock-options
Un geste, pas plus. Juste pour donner l'impression que le pouvoir est bien décidé à combattre les dérives sur les stock-options. Après avoir écarté, mardi 24 mars, dans son discours de Saint-Quentin toute réglementation sur les rémunérations patronales, l'Elysée, devant la persistance de la grogne, s'est ravisé. Lors d'une réunion en urgence, mercredi 25 mars, au soir, il a été décidé que le gouvernement prendrait un décret pour encadrer les rémunérations patronales dans les entreprises aidées. Mais pas question d'aller plus loin, de faire une loi sur les rémunérations patronales.
La menace pourtant était encore agitée ces derniers jours par Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, ou Christine Lagarde, ministre des finances. Même si le conseiller du président de la République, Henri Guaino, a de nouveau évoqué la possibilité de légiférer sur le sujet, si le Medef n'avance pas de nouvelles propositions d'ici au 31 mars, plus personne n'y croit. «D'ailleurs, légiférer sur quoi?», s'est interrogée Laurence Parisot, la présidente du Medef devant la Commission des lois de l'Assemblée nationale, rappelant qu'elle n'avait «ni le pouvoir ni l'envie d'intervenir sur ce sujet».
Pour tous, le danger de l'intervention de l'Etat sur l'épineux dossier des rémunérations semble désormais écarté. Mais cela n'a pas été sans peine. Pendant une semaine ou presque, le monde patronal s'est mobilisé, a fait jouer tous ses réseaux, y est allé de tous ses arguments pour convaincre l'Elysée de ne pas se mêler de ce sujet. Retour sur un moment de fièvre.
«Mais quelle c..... ! Il faut avoir un sens politique proche de zéro pour annoncer un plan de stock-options en ce moment.» Vendredi 20 mars, le monde patronal est consterné. Dans le petit club du monde du Cac 40, les défenseurs de la Société générale, ce jour-là, se font rares. Comment la banque a-t-elle pu commettre une telle erreur? En pleine crise, à la veille d'une journée nationale d'action syndicale, alors qu'elle était déjà entachée par l'affaire Kerviel... Mais à quoi pensait la direction de la Société générale? se demande-t-on en substance. Beaucoup pressentent que cette affaire des stock-options est une grenade dégoupillée.
Au fur et à mesure que l'information devient publique, les réactions politiques se multiplient. Dès le matin, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a exigé des explications sur l'attitude de la Société générale, «sa banque». Au fil des heures, les déclarations affluent. Dans le monde patronal, on regarde avec effroi le nuage qui grossit.
L'inquiétude est d'autant plus vive que tous savent l'animosité personnelle de Nicolas Sarkozy à l'égard de Daniel Bouton. Le président de la République n'a toujours pas admis l'attitude du président de la banque lors de l'affaire Kerviel. Pour lui, Daniel Bouton aurait dû démissionner. Depuis, le président de la Société générale est devenu «sa tête de turc». A chaque fois qu'il le peut, Nicolas Sarkozy ne manque pas de le désigner comme le symbole de l'irresponsabilité des dirigeants. Cette nouvelle affaire risque donc de prendre des proportions considérables, imprévisibles. Sans se concerter réellement, les uns et les autres se mobilisent pour tenter d'allumer des contre-feux.
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Un affolement révélateur gagne Alain Minc et quelques autres
Décrivant, dans son Histoire de la révolution française, la misère qui sévit dans les campagnes à la veille de 1789, Jules Michelet défend l'idée que les mauvaises récoltes, et la famine qui en découle, ne constituent en aucune façon «un phénomène naturel». «Ce n'est ni la pluie, ni la grêle. C'est un fait d'ordre civil : on a faim de par le Roi», écrit-il.
Et il ajoute : «La famine est alors une science, un art compliqué d'administration, de commerce. Elle a son père et sa mère, le fisc, l'accaparement. Elle engendre une race à part, race bâtarde de fournisseurs, banquiers, financiers, fermiers généraux, intendants, conseillers, ministres. Un mot profond sur l'alliance des spéculateurs et des politiques sortit des entrailles du peuple : Pacte de famine.»
Dans un tout autre contexte historique, deux cent vingt ans plus tard, c'est un raisonnement voisin que l'on pourrait être enclin à tenir pour décrire la fantastique envolée des rémunérations des grands patrons français. Car loin de découler de lois «naturelles» de l'économie, générant ici ou là quelques excès ou dérives, ces rémunérations de plus en plus formidables résultent à l'évidence, là encore, d'un «pacte», «d'une science, un art compliqué d'administration». Non pas d'un pacte de famine, mais plutôt, cette fois, d'un pacte d'enrichissement mutuel.
Et c'est tout l'intérêt des événements que nous vivons depuis quelques semaines : dans un climat de panique, ce pacte d'enrichissement, qui lie les milieux d'affaires aux sommets du pouvoir, est en train de se fissurer. Et du même coup, tout apparaît au grand jour. La cupidité des uns aussi bien que l'hypocrisie des autres : la cupidité de quelques grands patrons qui ne comprennent qu'au plus fort d'une crise économique historique qu'il y a de l'indécence à s'auto-attribuer des tombereaux de nouvelles stock-options ; l'hypocrisie de Nicolas Sarkozy qui menace périodiquement le patronat d'une loi si ses troupes ne limitent pas leur abus, mais qui à chaque nouveau scandale renvoie à plus tard cette réforme législative promise.
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24.03.2009
La production de véhicules électriques est stratégique. On n'a pas le droit d'étrangler Heuliez
Ségolène Royal auprès des salariés et de la direction d’Heuliez : « Votre entreprise de production de véhicules électriques est stratégique pour la France. Je ne tolèrerai pas que l’Etat vous laisse tomber »
Ségolène Royal s’est rendue lundi 23 mars à Cerizay dans les Deux-Sèvres auprès des salariés de l’entreprise Heuliez, menacée de dépôt de bilan. 1000 salariés sont directement concernés et 1000 autres indirectement car travaillant pour des sous-traitants d’Heuliez. La gravité et la dignité de cette rencontre étaient impressionnantes.
Heuliez est à la fois constructeur et équipementier automobile. Après avoir été longtemps dépendant des grands groupes automobiles comme PSA, cette entreprise s’est engagée dans la diversification de son activité en se lançant, sous l’impulsion de la Région Poitou-Charentes, dans la production de véhicules électriques qui doit débuter en novembre 2009.
Pour y parvenir, une période de transition délicate doit être franchie. D’où la sollicitation, dès février dernier, du Fonds Stratégique d’Investissement créé par l’Etat pour sauver la filière automobile. Ce fonds, doté de 400 millions d’euros, était sollicité à hauteur de 10 millions d’euros, soit très peu au regard de l’intérêt stratégique national d’Heuliez. La France a en effet tout intérêt à soutenir et encourager les entreprises qui maîtrisent les technologies d’avenir car propres, et le véhicule électrique (à bas coût qui plus est) en est une.
Pour des raisons obscures – dont on ne voudrait pas penser qu’elles soient le fait de pressions de concurrents ou de lobbies anti-véhicules électriques… –, le Fonds Stratégique d’Investissement a fini par donner au bout d’un mois et demi (belle exemple de réactivité !) une réponse négative. Le temps perdu a découragé les investisseurs privés qui étaient prêts à s’engager.
Conséquence : cette entreprise stratégique aurait pu voir son avenir assuré avec un investissement de 10 millions d’euros du contribuable. Le besoin est désormais d’une trentaine de millions, ce qui est d’ailleurs encore tout à fait acceptable pour un fonds doté de 400 millions.
La Région s’engage de manière importante. La balle est maintenant dans le camp de l’Etat. L’intérêt national est de sa responsabilité. Aux Etats-Unis, Barack Obama vient d’annoncer qu’il injectait 2,5 milliards de dollars dans le développement du véhicule électrique. Les Chinois sont également dans la course. La France laissera-t-elle tomber son entreprise la plus en pointe dans cette filière d’avenir ? Ségolène Royal l’a dit devant les salariés et la direction d’Heuliez, unis pour sauver leur entreprise : elle ne le tolèrera pas.
17:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La sécurité autour de Sarkozy à Saint-Quentin: trop, c'est trop?
1000 policiers et CRS, mesures de sécurité drastiques, militants UMP en renfort... L'Elysée sort l'artillerie lourde avant la visite du Président ce mardi. "C'est abusé!", s'emporte une commerçante de la ville.
Après plusieurs visites de terrain mouvementées, notamment dans la Manche, l'Elysée ne veut rien laisser au hasard avant la visite de Nicolas Sarkozy dans l'Aisne. Mardi, le chef de l'Etat se déplace en effet à Saint-Quentin, dans la ville où est élu le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand, pour y prononcer un discours à tonalité "politique".
Objectif de l'intervention de Nicolas Sarkozy à Saint-Quentin: "mettre en perspective toute sa politique des derniers mois", dit-on dans son entourage. "Il ne s'agira pas de faire des annonces, mais plus d'explication et de pédagogie, sur fond de crise et avant le sommet du G20", ajoute-t-on. Voilà pour la partie politique.
Du côté de l'organisation, ça s'active en coulisses pour assurer une visite tranquille au chef de l'Etat..
L'obsession de la sécurité:
La visite de Nicolas Sarkozy "donne des suées aux autorités chargées de sa sécurité", d'après Le Courrier Picard. "Les services de sécurité sont sur les dents", précise son site.
Cette fois, on ne dépasse pas les 700 policiers mobilisés pour 1600 habitants, il y a près d'un mois, à Daumeray (Maine-et-Loire) ou les 1265 gendarmes déployés lors d'un déplacement dans la Drôme le 3 mars. Mais tout de même: "ce sont près d'un millier de policiers et CRS qui seront affectés ce mardi à Saint-Quentin pour la sécurité du président et de sa suite", selon Le Courrier Picard.
"Des centaines de policiers et de gendarmes seront déployées tout au long du parcours qu'empruntera Nicolas Sarkozy, essentiellement dans le centre-ville de Saint-Quentin", indique L'Aisne Nouvelle. "Des CRS devraient également être déployés en masse".
Ville morte!
Des barrières de sécurité déjà installées autour du palais des sports où Nicolas Sarkozy fera son discours, des panneaux d'interdiction de circuler et de stationner partout dans le centre-ville... "Mardi, de 13 h 30 à 22 heures, le centre de Saint-Quentin sera quasi mort", écrit L'Union qui détaille le dispositif mis en place. "Du jamais vu qui va créer sûrement une énorme pagaille dans l'après-midi", selon Le Courrier Picard.
Les militants UMP en renfort
"Les invitations ont été envoyées, mais pas à n'importe qui, le gotha et les encartés UMP en ont même reçu plusieurs. Et il faudra présenter sa carte d'identité pour accéder au site où le chef de l'Etat prononcera son discours. Rappelons que lors de son meeting électoral en janvier 2007, l'enceinte était pleine à craquer de Sarkophiles", précise Le Courrier Picard...
17:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Communiqué de presse
Raymond COUDERC sera le candidat UMP pour les élections régionales de 2010.
Christian JEANJEAN, Maire de PALAVAS, candidat UMP malheureux à l'investiture devance Raymond COUDERC dans l'Hérault, et va monter une liste "divers tout".
Le match va commencer.
Raymond COUDERC veut opposer, à tort, BEZIERS à MONTPELLIER même pour l'élection régionale.
La complémentarité entre ces deux communes serait plus un gage de réussite... mais comprends qui veut !!
Comparons succinctement, sans esprit de concurrence, BEZIERS et MONTPELLIER.
Il y a plus de dynamisme économique à MONTPELLIER et dans son agglomération avec 15000 emplois créés en 15 ans.
A BEZIERS, c'est plus de chômeurs, plus de précaires et de surendettés à cause de la politique de Raymond COUDERC depuis 1995, date de son élection.
A MONTPELLIER, c'est 70 000 nouveaux habitants au cours des 20 dernières années.
A BEZIERS, pour la même période, c'est seulement 3000 habitants supplémentaires.
Incompréhensible, non ?
Pour BEZIERS, "Raymond COUDERC ce n'est pas du super".
Pour la région, n'essayons surtout pas...
Depuis avril 2004, la commune de BEZIERS a reçu de la région, présidée par Georges FRECHE, 120 000 000 euros de subventions.
Et dire que le Maire de BEZIERS ne cesse de clamer, à tort, que BEZIERS et le Biterrois n'ont rien reçu de Georges FRECHE !
Cordialement
P/la section socialiste Béziers-Nord 2ème canton
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