30.04.2009

Une seconde liste aux Régionales de 2010

Chères Amies, Chers Amis,

Voilà c'est fait le couperet est tombé ! La commission des litiges de l'UMP a rendu son verdict et a confirmé Raymond COUDERC comme tête de liste de l'UMP pour les Régionales de 2010.

En niant l'évidence et en refusant de prendre en compte les preuves formelles des multiples erreurs, et problèmes constatés (volontaires ou non !) lors du vote des militants fournies par Christian JEANJEAN les instances dirigeantes de l'UMP ont ouvert la boite de pandore !

En ce moment même les avocats de Christian JEANJEAN étudient l'éventualité d'un recours devant la justice, nous vous tiendrons informés...

Dans l'immédiat, cette fracture dans notre famille politique se traduira par la présence d'une seconde liste, conduite par Christian JEANJEAN, lequel désignera ses têtes de listes très prochainement.

En refusant de se déjuger et en confirmant contre vents et marées Raymond COUDERC comme tête de liste de l'UMP la direction de notre parti vient de faire un beau cadeau à Georges FRÊCHE qui n'en demandait pas tant !

A l'issue de ce scrutin nous verrons bien qui de Raymond COUDERC ou de Christian JEANJEAN arrivera en tête.

Mais de toute évidence ces élections marqueront un tournant au sein de la droite Héraultaise et changerons profondément les rapports de force.

Contesté dans sa propre ville à cause de l'aménagement du carrefour de L'hours Raymond COUDERC dont la cote de popularité est en chute libre a beaucoup plus à perdre qu'à gagner dans cette confrontation...

Et ce n'est pas son ineffable premier adjoint, député par procuration qui pourra relever le niveau lui qui récemment a trouvé le moyen de s'illustrer brillamment en contestant le droit aux commerçants de Béziers de faire des bénéfices sur le vin pendant la Féria !

Nul doute que les commerçants de la ville ont énormément appréciés la leçon de morale...

Nous appelons donc la vraie droite Héraultaise, les anciens du RPR, les Gaullistes ceux qui refusent la politique "Bling Bling" ceux pour qui, les valeurs républicaines, le sens de l'honneur et du service de la FRANCE ont encore un sens, à nous rejoindre pour soutenir activement Christian JEANJEAN et faire perdre les socialistes.

Le comité de soutien à Christian JEANJEAN

Croix de Lorraine

 

Manif du 1er mai

Faisons du 1er mai un nouveau temps fort de mobilisation
L’enjeu est important !

Manifestations du vendredi 1er mai 2009

 

à Montpellier : 10h, au Peyrou

à Béziers : 10h, à la Bourse du Travail

à Sète : 9h30, à la Mairie de Sète

à Agde : 10h, Place du 18 juin 40

à Bédarieux : 10h, à la Bourse du Travail

à Montagnac : 11h, rassemblement sur l'esplanade

à Pèzenas : 10h, Place de la République

 

Lire le communiqué commun des organisations syndicales 

Les socialistes mobilisés pour l’égalité d’accès aux soins

Quelques semaines après l’examen en première lecture à l’Assemblée nationale du projet de loi « Hôpital, Patients, Santé Territoires » et avant l’examen au Sénat, le malaise s’approfondit dans le secteur de la santé. La contestation s’amplifie, comme en témoigne la journée d’action nationale du 28 avril 2009. Les patients, les professionnels, les élus expriment leur mécontentement et leur inquiétude.

 

L’enjeu est majeur : il y va de l’avenir de notre système de solidarité collective. Plus de 15 % des Français renoncent à se soigner pour des raisons financières, près de 40 % retardent le moment de le faire, 7% n’ont pas de couverture complémentaire ; l’inégalité territoriale d’accès aux soins se creuse, avec l’extension des déserts médicaux.


Alors que les déficits sociaux se creusent, l’essentiel de l’effort budgétaire au cours des dernières années a été réalisé par le secteur public : s’il a bénéficié de 26 mds € en 10 ans, plus de 30 Mds ont été pendant la même période alloués à la médecine ambulatoire.

 
Face à ces constats, la loi HPST n’apporte aucune réponse de fond et met à mal l’hôpital public, noyau dur de notre système de santé, qui conjugue excellence et solidarité. Les socialistes s’élèvent vigoureusement contre les choix faits par le Gouvernement : déremboursements et franchises médicales à la hausse, dépassements d’honoraires non maîtrisés, refus d’agir face aux déserts médicaux grandissants, absence de toute politique de prévention, soumission de toute la politique de santé, à travers les agences régionales de santé, à des critères financiers.

 

Le Parti socialiste demande le retrait du projet de loi Bachelot pour en permettre une large réécriture, assortie d’une négociation avec tous les acteurs de santé.


Pour conforter la place de l’hôpital public dans notre système de soins, il faut une communauté soignante et des médecins respectés, il faut des directeurs capables de mener leur mission dans le sens de l’intérêt général, il faut des élus au rôle renforcé au lieu d’être évincés. Le juste équilibre n’est manifestement pas atteint dans le projet de loi.


Les socialistes réaffirment leur opposition résolue à la mise en œuvre d’une logique purement comptable aboutissant à la suppression massive de postes à l’hôpital public, qui met en péril son rôle et ses missions, dégrade les conditions d’accueil des patients et les conditions de travail des personnels. L’hôpital public ne peut en aucun cas être géré comme une entreprise. Il est urgent de revenir sur le principe de la tarification à l’acte qui nie, avec la convergence tarifaire qu’elle implique, la différence entre hôpital public et les cliniques privées. Elle occulte la spécificité des missions de service public assumées par l’hôpital, qui ne choisit ni ses patients ni les pathologies qu’il traite.


Parallèlement, la question des dépassements d’honoraires ne peut être négligée, car elle rend illusoire l’égalité d’accès aux soins dans notre pays. Les socialistes attendent des mesures fortes dans ce domaine. Pour les socialistes, l’égalité devant la santé représente une priorité absolue. Ils apportent donc leur soutien à tous ceux qui se mobilisent pour défendre notre système de solidarité sociale.
C’est dans cet esprit que Marisol TOURAINE, Secrétaire nationale à la santé et à la sécurité sociale, recevra une délégation de personnels hospitaliers, médicaux et non médicaux, le mercredi 29 avril 2009 à 16 heures à l’Assemblée nationale.

Les socialistes mobilisés pour l’égalité d’accès aux soins

Quelques semaines après l’examen en première lecture à l’Assemblée nationale du projet de loi « Hôpital, Patients, Santé Territoires » et avant l’examen au Sénat, le malaise s’approfondit dans le secteur de la santé. La contestation s’amplifie, comme en témoigne la journée d’action nationale du 28 avril 2009. Les patients, les professionnels, les élus expriment leur mécontentement et leur inquiétude.

 

L’enjeu est majeur : il y va de l’avenir de notre système de solidarité collective. Plus de 15 % des Français renoncent à se soigner pour des raisons financières, près de 40 % retardent le moment de le faire, 7% n’ont pas de couverture complémentaire ; l’inégalité territoriale d’accès aux soins se creuse, avec l’extension des déserts médicaux.


Alors que les déficits sociaux se creusent, l’essentiel de l’effort budgétaire au cours des dernières années a été réalisé par le secteur public : s’il a bénéficié de 26 mds € en 10 ans, plus de 30 Mds ont été pendant la même période alloués à la médecine ambulatoire.

 
Face à ces constats, la loi HPST n’apporte aucune réponse de fond et met à mal l’hôpital public, noyau dur de notre système de santé, qui conjugue excellence et solidarité. Les socialistes s’élèvent vigoureusement contre les choix faits par le Gouvernement : déremboursements et franchises médicales à la hausse, dépassements d’honoraires non maîtrisés, refus d’agir face aux déserts médicaux grandissants, absence de toute politique de prévention, soumission de toute la politique de santé, à travers les agences régionales de santé, à des critères financiers.

 

Le Parti socialiste demande le retrait du projet de loi Bachelot pour en permettre une large réécriture, assortie d’une négociation avec tous les acteurs de santé.


Pour conforter la place de l’hôpital public dans notre système de soins, il faut une communauté soignante et des médecins respectés, il faut des directeurs capables de mener leur mission dans le sens de l’intérêt général, il faut des élus au rôle renforcé au lieu d’être évincés. Le juste équilibre n’est manifestement pas atteint dans le projet de loi.


Les socialistes réaffirment leur opposition résolue à la mise en œuvre d’une logique purement comptable aboutissant à la suppression massive de postes à l’hôpital public, qui met en péril son rôle et ses missions, dégrade les conditions d’accueil des patients et les conditions de travail des personnels. L’hôpital public ne peut en aucun cas être géré comme une entreprise. Il est urgent de revenir sur le principe de la tarification à l’acte qui nie, avec la convergence tarifaire qu’elle implique, la différence entre hôpital public et les cliniques privées. Elle occulte la spécificité des missions de service public assumées par l’hôpital, qui ne choisit ni ses patients ni les pathologies qu’il traite.

 

24.04.2009

Royal et Aubry défileront ensemble le 1er Mai

Il y a bien longtemps qu'on ne les a vues côte à côte. Ségolène Royal et Martine Aubry défileront ensemble le 1er Mai à Paris. « Le Parti socialiste et Martine Aubry m'ont demandé de participer à des actions communes. C'est bien volontiers que je le fais, notamment compte tenu de la gravité de la crise, je crois que les socialistes doivent être rassemblés », a expliqué hier Ségolène Royal sur RTL. Le week-end dernier, les ténors du PS n'ont cependant pas fait montre d'un soutien exemplaire à l'endroit de leur ancienne candidate à la présidentielle, prise pour cible par l'UMP après ses excuses à José Luis Zapatero pour des propos prêtés à Nicolas Sarkozy. Hier la majorité ne s'est pas privée d'ouvrir à nouveau le feu contre elle, après qu'elle a dénoncé sur RTL « un dialogue social digne du Moyen Age » au sein des entreprises. « Elle est en délire quotidien », a tranché Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée.

Les Echos

Session plénière du Conseil régional

 

CR-Ordi Plus de 500 dossiers traités qui représentent un montant de plus de 67,3 M€ investis par la Région Languedoc-Roussillon.
 
ECONOMIE : « susciter la vocation d’entreprendre et encourager l’émergence d’activités nouvelles »
  • Le Fonds Régional à l’Innovation, moteur du développement économique
FORMATION PROFESSIONNELLE : « une formation au service de l’emploi »
  • La Région met en oeuvre la charte qualité de service des organismes de formation professionnelle
  • Promouvoir l’accès des personnes handicapées dans les actions de formation
ENSEIGNEMENT SUPERIEUR - RECHERCHE : « renforcer la visibilité et le rayonnement international des établissements d’enseignement »
  • La Région soutient le programme européen AVERROES
TRANSPORTS : « améliorer l’accessibilité et la qualité des services de transport »
  • Faire de l’accessibilité une réalité
ENVIRONNEMENT : « investir pour les générations futures »
  • La Région mobilisée dans le cadre du programme Aqua Domitia
  • La Région soutient les projets de gestion durable de l’eau
  • Plus de 2,6 millions d’euros pour préserver les espaces naturels littoraux
AMENAGEMENT DU TERRITOIRE : « réussir la couverture numérique du Languedoc-Roussillon »
  • La Région aide les projets de résorption des zones blanches
LOGEMENT : « agir pour une plus grande équité sociale dans l’accès au logement »
  • La Région soutient la réalisation d’opérations de renouvellement urbain
  • Le Languedoc-Roussillon, laboratoire des formes d’occupation de l’espace

Compte administratif 2008 de la Région Languedoc-Roussillon

  • Avec 2,6 millions d’habitants, le Languedoc-Roussillon se situe au 9ème rang sur 22 des régions métropolitaines et possède la croissance démographique la plus dynamique (10,4%entre 1999 et 2006).
  • Exécuté à 95 %, le budget de la Région s’élève à près de 1,1 milliard d’euros en 2009, dont 433 millions d’euros pour l’investissement, ce qui fait de la Région le premier investisseur sur notre territoire.
  • En 2008, la Région a a consacré un budget de 1,003 milliard d’euros, dont 835 millions d’euros pour des investissements parmi lesquels :
    • 560 millions d’euros pour les lycées (259 millions d’euros), la formation professionnelle (179 millions d’euros) et le TER (122 millions d’euros),
    • 96millions d’euros consacrés au développement de l’économie locale pour lequel la Région joue le rôle de chef de file,
    • 22 millions d’euros en 2008 pour les infrastructures portuaires (Sète, Port-la-Nouvelle), aéroportuaires (Perpignan, Carcassonne) et l’approvisionnement en eau (réseau BRL).
Les comptes 2008 soulignent la bonne santé de l’équilibre financier : grâce à une capacité d’autofinancement nette de 249 millions d’euros, la Région finance de manière équilibrée les investissements, en maintenant à un niveau modéré (65 millions d’euros) le recours à l’emprunt.
Cet équilibre financier sain est obtenu alors même que les impôts régionaux sont stables depuis 2005 et que la fiscalité régionale directe ne représente que 83 euros par habitant et 7% de l’ensemble des impôts locaux (taxes foncières et taxe professionnelle) prélevés en Languedoc-Roussillon.

Total : polémique après l’annonce de suppressions de postes

Jean-Louis Bianco était l’invité de C à dire ! sur France 5. Il a été interrogé sur la suppression de postes chez Total

vous trouverez la vidéo ici

Résumé de l’interview

Moins d’un mois après la publication de son bénéfice - le plus important jamais réalisé par une entreprise française -, l’annonce par Total de la suppression de 555 postes en France d’ici à 2013 place le groupe sous le feu des critiques.

“Je suis scandalisé comme tout le monde”, déclare le député PS des Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Louis Bianco. “On demande aux gens de se serrer la ceinture, on a de la précarisation, on a du chômage partiel et du chômage tout court. 13,9 milliards d’euros de bénéfices, et au passage, Total augmente de 10% le dividende des actionnaires qui n’en avaient peut-être pas besoin. C’est véritablement scandaleux”, s’indigne-t-il.

“Au-delà du business, c’est une question d’éthique. Et ce qui est en train de se passer à travers la crise mondiale devrait quand même faire réfléchir les politiques, ceux qui sont aux responsabilités de la France, et les chefs d’entreprises. On ne peut pas faire n’importe quoi, on ne peut pas continuer selon la loi du bon plaisir, d’une rentabilité immédiate quand on a cette situation de crise. On doit tenir compte beaucoup plus de ses salariés. Et comme le disait Monsieur Sarkozy - ’du partage : un tiers, un tiers, un tiers’ -, j’ai calculé, pour les salariés de Total : cela ferait une prime de 32 500 euros. Donc si le patron de Total suit Monsieur Sarkozy, qu’il distribue demain 32 500 euros à tous ses salariés.”

Concrètement, poursuit-il, aujourd’hui, “il faut faire plusieurs choses. D’abord, si ces licenciements sont indispensables, il faut qu’il y ait une négociation avec les syndicats pour que d’autres emplois soient créés”, afin que ces 555 salariés “puissent trouver immédiatement un emploi. Deuxièmement, sur ce bénéfice énorme de 13,9 milliards d’euros, on peut affecter une petite somme, 1 milliard, 2 milliards, pour les énergies renouvelables, pour les énergies du futur. Et puis dernier point : pour implanter ses usines en France - même si Total travaille beaucoup à l’étranger -, il a bénéficié d’aides publiques, d’aides des collectivités locales, peut-être même de l’Etat. Or quand on a ce genre de comportement alors que l’on n’est pas en crise, alors que l’on n’est pas en train de perdre de l’argent, on doit rembourser les aides. Les aides des élus locaux, c’est pour créer de l’emploi, ce n’est pas pour en supprimer”.

Réagissant aux déclarations de Jean-Jacques Guilbaud, secrétaire général de Total, au micro de RTL, qui annonçait “zéro licenciement” mais des départs à la retraite non remplacés, Jean-Louis Bianco affirme avoir “rarement entendu un patron parler de licenciements secs, comme s’il y avait des licenciements humides”. Ce que présente là Total, “ce sont des choses proposées ou quasi obligatoires”. Car “si c’était des départs naturels à la retraite, il n’y aurait pas eu besoin d’annoncer 555 suppressions de postes. Et ce qui est formidable aussi”, ajoute-t-il, “c’est que, quand on nous parle de modernisation dans des grands groupes comme ceux-là, à la différence des petites entreprises, c’est toujours moins d’employés”.

Une démarche qui se rapproche, selon lui, de celle du gouvernement, avec la suppression d’un fonctionnaire sur deux. Et “cela aboutit au fait que l’Education nationale est en difficulté, que l’on a des violences dans les lycées et dans les collèges, que l’on a les trois quarts des hôpitaux en déficit. C’est une politique de gribouille. Marjorie-Fillon : même combat”.

En France, renchérit-il, “ce n’est pas populaire de se payer les patrons. Ce serait populaire que les patrons fassent attention au peuple, aux gens (…) et prennent beaucoup plus en compte les attentes des Français aujourd’hui, même s’ils ont de leur côté leurs contraintes de compétitivité. Nous savons que cela existe. Mais il y a aussi l’emploi, il y aussi l’avenir des gens, le fait de ne pas leur imposer des décisions qui sont quasi forcées en l’occurrence”.

“La vérité, c’est qu’il y a des patrons qui font leur travail normalement, qui respectent les salariés, qui négocient avec les syndicats. Il y a des patrons dans les petites entreprises qui fonctionnent quasiment en symbiose avec leur personnel. Dénoncer les patrons voyous”, conclut-il, “c’est rendre service à tous ceux qui font normalement leur travail (…). Ces gens-là sont dangereux parce que le capitalisme doit se réformer. Et se réformer, c’est dire qu’il n’y a pas que l’actionnaire et la profitabilité à 15% : il y a aussi des hommes et des femmes derrière”.

 

Le président et l’irresponsabilité langagière

Par Sophie Bouchet-Petersen. L’absence de tenue et de retenue de Nicolas Sarkozy écorne l’image de la France et fait du tort à son économie.

 

L’incontinence langagière de Nicolas Sarkozy est de notoriété publique. Aux psys d’apprécier ce qu’il entre d’infantile dans cette jouissance de la transgression verbale, cet acharnement à rapetisser autrui, ministre, opposant de la République ou chef de gouvernement étranger. Je ne ferai à l’exhibition de cette ivresse de soi, aussi répétitive qu’un symptôme, nul procès en « folitude », car c’est de politique qu’il s’agit et, pour le pays, de conséquences diplomatiques ou économiques. 

 

Briser les codes pour parler vrai, je n’y verrais que des avantages. Gavés de langue de bois, de coton ou de caoutchouc, overdosés de double langage, lassés de ces parlers technos qui tuent jusqu’à l’envie de tendre l’oreille, les Français ont, je crois, soif de mots plus francs. C’est pourquoi, quand Ségolène Royal refuse d’édulcorer les brutalités coloniales ou sociales, elle n’est pas approuvée par tous mais toujours entendue. Avec Nicolas Sarkozy, il ne s’agit pas de poser les mots justes sur ce qui est, fût-ce en rendant à la parole politique sa nécessaire puissance de scandale, mais encore et toujours d’obsessionnelle sculpture de soi. Sur fond de politiques publiques impuissantes voire aggravantes, les rodomontades présidentielles ajoutent au tourment du pays. Loin d’impressionner la planète, cette absence de tenue et de retenue fait de la France un objet de risées. 


Dans l’entourage de Barack Obama, chez les mieux disposés à l’égard du président français, le vent a tourné. Nous avons eu honte de la servilité à l’égard du bushisme finissant. Nous n’avons pas lieu d’être fiers qu’à l’heure où s’y affirme une manière autrement prometteuse de comprendre le monde le signal France soit si faible sur le radar de la Maison-Blanche. 


Le rayonnement de la France a toujours été fonction de sa capacité à porter une parole forte, indépendante et digne de foi. Ce sont nos idées et leurs mots qui nous valurent, à certains moments de l’histoire, le respect. Le discours du général de Gaulle à Phnom Penh, la qualité du couple franco-allemand du temps de Mitterrand, Dominique de Villepin exposant à l’ONU pourquoi la France n’interviendrait pas en Irak, cela avait une autre allure que notre piteuse réintégration dans une Otan inchangée ou ces anecdotes fielleuses dont les plus friands ne sont pas les derniers à pointer la vulgarité. Parce que cette parole politique est un de nos atouts les plus précieux, tout ce qui la galvaude, tout ce qui la trivialise affaiblit et discrédite le pays. Dilapider ce capital en d’innombrables écarts de langage est plus qu’une faute de goût, une faute professionnelle. 


A l’étranger, désormais, on se gausse, on s’exaspère de la France. Or, l’atteinte portée à l’image du pays par l’irresponsabilité langagière du chef de l’Etat complique la tâche de nos entreprises sur le marché mondial. En faisant de « la marque France » quelque chose d’un peu ridicule, voire de carrément irritant, Nicolas Sarkozy nuit aux intérêts économiques du pays. Les entrepreneurs le savent bien : ce n’est pas simplement un produit qu’on vend à ses clients, mais aussi un récit ; à l’étranger, quelque chose de la France et de l’idée que l’acheteur s’en fait. Isoler la France à force de dénigrements tous azimuts, c’est jouer un bien mauvais tour à nos entreprises implantées à l’étranger ou tournées vers l’exportation.


Pendant la campagne présidentielle, un ambassadeur américain bon connaisseur du business globalisé avait observé froidement que l’élection de Ségolène Royal pouvait rapporter à la France un ou deux points de produit intérieur brut supplémentaires. Il ne parlait pas là de son projet politique, peu à son goût, mais du fait que l’élection à la plus haute fonction d’une femme ne manquant ni d’allure ni d’allant moderniserait l’image de la France et serait pain bénit pour ses entreprises dans l’arène internationale. Pragmatique, il tenait la bonne image d’un pays et la capacité à l’incarner pour un avantage comparatif sonnant et trébuchant.


La mauvaise image d’un pays et de ses gouvernants constitue vite, sur le marché, un handicap dans la compétition. Voilà, en sus d’une orientation à la baisse de la morale publique, le désarmement économique auquel nous exposent les inconséquences langagières du chef de l’Etat. Car le consommateur des pays qui se sentent insultés a un pouvoir de sanction, c’est-à-dire le boycott de nos produits. Certaines causes valent qu’on prenne ce risque : ce fut le cas quand il fallut payer d’une bouffée de francophobie américaine notre position sur la guerre en Irak. Tel n’est pas le cas aujourd’hui, à moins de prendre l’ego présidentiel pour une grande cause nationale.


Dans l’état de plus en plus désastreux de notre balance commerciale, on aurait tort de plaisanter avec cette dimension immatérielle de la compétitivité française. Le mélange de familiarité surjouée et d’agressivité débridée qui caractérise la parole sarkozyenne est en train de devenir contre-productif. Moins de débauche verbale et de laisser-aller dans le comportement, plus de sobriété et de maîtrise de soi… Cela rendrait -service au pays.


 

En finir avec les scientologues de l'éducation!

Par Jean-Paul Brighelli. Des discussions tardives, des négociations au point mort, des réformes qui tournent en rond, et des pédagogistes experts qui tentent de s'imposer au milieu de ce bazar pour faire passer leurs idéaux qui n'en finissent plus de mettre à mal l'école depuis 20 ans... Que sera-t-il possible de sauver dans tout ça ?



(photo : manuel I MC - Flickr - cc)

Concours nouvelles moutures

Grande réunion au sommet au ministère hier — la mère de toutes les réunions, comme aurait dit le regretté Saddam Hussein — sur la question des concours. Etaient présents le ban et l’arrière-ban des ministères (Philippe Court, Mark Sherringham, Thierry Coulon l’inimitable, etc.) et des syndicats, de Cadart l’inexpugnable dragueur (Thierry, fais attention à toi : tes réflexions sur le Midi, son soleil, ses jolies filles, tu te les gardes !) à Aschieri, dit l’Eminence grisâtre. Bref, tout le monde (sauf FO, jugé « non représentatif » — ça me vexerait, si j’étais à FO). Même le SNALC… 


Au programme, les concours de recrutement, nouvelles moutures.  

On se souvient, que les diverses propositions n’ont pas exactement fait l’unanimité — sinon contre elles. On sait désormais que ce n’étaient que boutades, taquineries ministérielles — ou, plutôt, une façon d’obtenir quand même une réduction du nombre d’épreuves, avec, si l’on n’y prend garde, une pédagogisation feutrée, mais réelle. 


On connaît la technique des marchands de tapis : une offre inacceptable, des marchandages compliqués, des contre-propositions, et finalement un accord qui donne quand même satisfaction au marchand, qui fait en général 100% de bénéfices, sinon plus, et au client la  certitude de ne pas s’être fait avoir — pas plus que d’autres touristes.


Tout le monde sauve la face.

Qu’il ait fallu six mois au ministère pour en venir au point de départ inévitable — une négociation globale avec les syndicats — reste un mystère. Hubris ? Sans doute. Envie d’aller trop vite ? Certainement. Mauvaise appréciation des résistances ? Oh oui… Que de temps et d’énergie perdus…


Que disent les nouvelles maquettes ? 

Qu’il n’y aura plus de « connaissance du système éducatif », ni d’entretien d’embauche (j’avais tapé, un peu vite, « embuche » : au circonflexe près, c’était ça…). Que dans leur quasi-totalité les épreuves seront des épreuves disciplinaires. Mais qu’il y en aura moins. Par exemple en Lettres modernes, trois épreuves écrites (Composition + Analyse de texte — grammaire, lexicologie, stylistique et ancien français —, et version de langue ancienne ou moderne), et deux à l’oral (présentation d’une Leçon — épreuve commune à tous les CAPES , une épreuve disciplinaire avec adjonction de pédagogie — il y en aura toujours trop — alors que l’épreuve sur dossier était une épreuve de pédagogie avec ajouts disciplinaires, et une explication de texte + grammaire, comme aujourd’hui). En Lettres classiques, on aura, à l’écrit, la surprise au dernier moment de faire du grec ou du latin (il faudra donc connaître les deux), la dissertation pourra être la même qu’en Lettres modernes, si j’ai bien compris, et les épreuves d’oral aussi.


Deux points litigieux. Les programmes, dans toutes les matières, seront ceux des collèges et lycées. Ce n’est pas très gênant en Lettres, puisqu’en gros on fait tout, Langue ou Littérature, entre la Sixième et la Terminale. C’est compliqué en Histoire/Géo, parce que c’est énorme — mais il semble bien qu’il y aura à l’écrit un programme sur des périodes précises, même si à l’oral une épreuve « sur documents » semble pour le moment concerner la totalité du programme d’Histoire et /ou de Géographie. Ce sera discutable en maths, dans la mesure où ce que l’on apprend dans cette discipline entre la Sixième et la Terminale (et que restera-t-il de Maths dans une Terminale d’un lycée rénové par le SGEN ?) n’est pas franchement toute la Mathématique…


Le problème, c’est l’attitude des syndicats. « Ah, le mot IUFM a enfin été cité ! » s’est exclamé Aschieri. Le Sgen était moins extatique que d’habitude (ils doivent avoir envie de lâcher le ministre, après lui avoir ciré les pompes durant des mois), l’UNSA itou. À eux trois, ces malfaisants représentent quand même une sacrée force de frappe.


Pourquoi est-ce un problème ? Les moutures des concours (qui pourraient se passer au mois d’octobre de l’année de M2) supposent essentiellement des connaissances disciplinaires : exeunt donc les masters pro si discutables, source du conflit qui anime les facs depuis trois mois, et qui titillait si fort les IUFM que certains d’entre eux en avaient mitonné des pré-moutures dès novembre : tu parles, des masters pleins de didactique et de sciences (?) de l’Education — avec tout plein de beaux reçus-collés dont on pourrait faire des auxiliaires, comme autrefois… D’ailleurs, dans le tout premier projet du ministère (en novembre), n’importe quel master devait permettre de s’inscrire à un concours (bon nombre de candidats au CAPES en ont déjà un, de toute manière). Retour à la case départ : vous pourrez poser votre candidature avec un Master de Lettres, d’Histoire, de Maths ; Sans forcément passer sous les fourches caudines de l’IUFM — ou d’un UFR intégré aux facs qui le remplacera avantageusement.


Est-ce si sûr ?

Les syndicats se sont aussitôt alarmés : ils espéraient bien que tous les IUFM seraient maintenus en l’état… Quand on tient une organisation totalement nocive, on ne la lâche pas. Et la Leçon est tout de même fortement pédagogisée.


Mais le risque central, il est postérieur au CAPES. Puisqu’il peut être passé à M1 (avec inscription en M2), mais ne sera validé que si l’on obtient M2. Et là, les sciences de l’éducation espèrent se tailler la part du lion (ou de la hyène ?), en obligeant les malheureux pré-titulaires de baisser culotte et pavillon devant la magnificence des sous-disciples de Meirieu : ah, les héritiers, comme dirait Bourdieu… 


Il va donc falloir être particulièrement attentif, dans les semaines qui vont suivre (une dizaine de réunions sont prévues, entre les mêmes). Les troupes vives du SNES (la belle Frédérique Rollet n’était pas là — est-ce un hasard ?) devraient peut-être expliquer à leur Père supérieur qu’à la base, elles vomissent souvent les sciences de l’éducation, assez souvent le collège unique, presque toujours les programmes Viala, et tout ce qui a détruit l’école depuis vingt ans. Les troupes de l’UNSA, qui syndiquent plus de Conseillers d’Education que de profs, pourraient faire de même. Les troupes du SGEN — non, là, je rêve ! 


Que le ministère, que d'aucuns croyaient de droite, s’acharne à ce point à faire plaisir au SGEN restera comme l’une des énigmes de ces deux dernières années. Darcos s’est fâché avec ceux qui lui voulaient du bien, il a flatté ceux qui rêvent toujours, au fond, de le pendre. La réforme du lycée, dont vous trouverez une analyse plutôt pertinente,  se glisse en sourdine par la porte étroite d’une grosse centaines de lycées « volontaires », et par la grâce d’un  Richard Descoings qui fait semblant de consulter, et conclut, dans les débats du Nouvel Obs, que l’on ne peut s’entendre, décidément, qu’avec l’UNSA et le SGEN — et voue le SNALC et le SNES aux gémonies. Et le ministère tente pendant les discussions d’habiliter les maquettes de masters qui sont remontées malgré le mouvement qui agite les facs. Rien n’est joué, rien n’est gagné. Il est bien possible qu’on arrive à sauver l’essentiel, au niveau de la formation. Mais on pourrait tout perdre en persistant à vouloir mélanger un juste combat pour défendre les Savoirs, et la défense des intérêts partisans d’une bande de scientologues de la pédagogie. 


Mariane

Les Continental à Hanovre pour «le début d'une lutte internationale»

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