18.06.2009

Intervention de François Rebsamen au Conseil national du Parti socialiste

Chers Camarades,


Pour la première fois depuis l’union de la gauche, le Parti Socialiste se fait talonner par un autre parti de gauche, par un de ses alliés.
S’agit-il d’un accident de parcours ? Ce résultat s’inscrit-il dans une logique politique ?
Il est vrai que l’Europe est un terrain chaotique pour le PS. Nous y avons connu de larges victoires, telle celle de 2004, et de grandes déceptions 1994 qui fut la raison de la démission de Michel Rocard, notre premier secrétaire, ou bien encore le référendum sur la constitution de 2005, avec les conséquences militantes que l’on sait.

Pour expliquer cette défaite j’entends que la France est le pays des eurosceptiques, que l’Europe n’incarne pas le bouclier social, économique et culturel dont les citoyens auraient tant besoin.

Certes, mais pourquoi alors notre large victoire en 2004 ?
Parce qu’il s’agissait d’un vote sanction contre le gouvernement Raffarin et que nous étions sur la vague des régionales, me dit-on.
Bien, mais en 2009 nous étions sur la vague des municipales de 2008, combien de villes avons-nous remporté, n’avons-nous pas raffermi durablement la présence des socialistes sur le territoire national ? C’est peut-être, c’est sans doute une erreur d’appréciation sur la notoriété du gouvernement qui a fait que le choix stratégique de la direction du parti socialiste n’a pas fonctionné.
Le vote sanction ! La fameuse grande idée, qui devait emporter dans un seul et même élan l’ensemble des socialistes et la gauche toute entière. Ce vote sanction qui s’est étiolé pour devenir le vote efficace…
En termes d’efficacité reconnaissons à l’UMP d’avoir su mobiliser et renforcer son socle électoral et aux écologistes d’avoir su parler d’Europe à notre place et d’être entendus par les citoyens de notre pays. (lire la suite)

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