06.11.2009
Plan cancer 2 : des déçus s'expriment
Michèle Delaunay, députée PS de la Gironde, s'inquiète des inégalités face au cancer et demande un dépistage systématique, "obligatoire" de certains cancers. Si cette cancérologue se félicite des progrès réalisés dans les traitements du cancer, elle regrette que les Français en bénéficient très inégalement, que ce soit pour des raisons géographiques ou sociales. "On ne peut que se féliciter du thème dominant de ce deuxième plan cancer : la réduction des inégalités, écrit-elle. En termes de prévention, cependant, mais plus encore de dépistage, franchirons-nous grâce à ce plan le pas décisif : la possibilité de rendre le dépistage obligatoire dans certains cas précis ?"
Actuellement, le dépistage organisé touche moins d'une femme sur deux et les femmes non touchées sont majoritairement les plus défavorisées socialement et culturellement. D'autre part, la députée rappelle que le chapitre du plan cancer concernant "la vie après le cancer" a été bien mal inauguré lors du débat du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) à l'Assemblée nationale par l'article 29 organisant et rendant systématique la sortie de prise en charge au titre des affections de longue durée après 5 ans.
Pour l'Alliance contre le tabac, "le plan cancer 2 s'ouvre sur une coupable entente cordiale entre notre gouvernement et l'industrie du tabac". En 2003, rappelle le communiqué, le plan cancer 1 avait déclaré la guerre au tabac. Aujourd'hui, "à l'encontre des études scientifiques et des recommandations des experts de santé publique qui ont démontré que l'augmentation des prix de 6 % en août 2007, déjà commanditée par l'industrie du tabac, n'a eu aucun impact sur la consommation de ce produit mortel, le ministre du Budget et certains députés osent affirmer Une hausse de 6 % permet de lutter contre la consommation de tabac, ce qui ne permettra pas de réduire le nombre des décès".
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